2 ans

«C’est ça que les hétéros comprennent pas. Nous, on sait que notre mode de vie, nos libertés, ça peut s’arrêter en deux ans. On sait que rien n’est définitif dans l’adoption de nos libertés par la société. C’est inscrit dans notre mémoire communautaire, même chez ceux qui prétendent ne pas le savoir.»

— Franck, hier, rue Béranger.

J’avais jamais formulé ça comme ça, mais c’est clair que la société ne dira jamais : «Faire des enfants, c’est dégeulasse; le mariage, c’est mal; les gens comme vous ne devrez pas exister.» aux hétéros. En tout cas, moi, j’ai bien intégré la fragilité de notre place dans la société. Je crois que c’est pour ça que je suis prêt à partir tout le temps. Ma valise est prête en 10 minutes.

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2 réponses

  1. Franck dit :

    Disons que pour un hétéro il n’est pas toujours aisé de comprendre et j’avoue humblement avoir attendu d’avoir 46 ans pour avoir le déclic, comme je l’écrivais à l’époque ici : http://open-time.net/post/2009/02/10/Prejuge

    Il y a encore beaucoup de travail d’éducation à faire, à commencer par les plus jeunes et je m’en suis d’ailleurs déjà occupé pour mon fiston qui trouve tout naturel de rencontrer les couples homos que nous connaissons.

    Je me souviens du jour où il a demandé qui était le garçon qui accompagnait l’ami venu avec son compagnon. Je lui ai répondu que c’était son amoureux (mon fils avait 10 ou 11 ans). Il a eu l’air de réfléchir un moment puis est reparti jouer, satisfait de la réponse et avec un grand sourire !

    PS : on accueille les gens avec des valises à la maison ;-)

  2. le roncier dit :

    Merci, Franck (un autre, évidemment ;).