50 nuances de gay

Artist iO Tillett Wright has photographed 2,000 people who consider themselves somewhere on the LBGTQ spectrum and asked many of them: Can you assign a percentage to how gay or straight you are? Most people, it turns out, consider themselves to exist in the gray areas of sexuality, not 100% gay or straight. Which presents a real problem when it comes to discrimination: Where do you draw the line?

” iO Tillett Wright: Fifty shades of gay, TEDxWomen.

Une projet, qui nous rappelle au passage que le mariage n’est pas l’Ă©galitĂ©, et que le meilleur moyen de ne plus ĂŞtre traitĂ©s comme des sous-citoyens, c’est de rĂ©ussir Ă  faire comprendre que nous sommes des ĂŞtres humains; Ce qui reste Ă©tonnamment difficile Ă  faire. Ici, l’intimitĂ© crĂ©Ă©e par la photographie rend plus difficile de justifier les discriminations, surtout quand la majoritĂ© des gens sont finalement «grey», entre l’hĂ©tĂ©rosexualitĂ© et l’homosexualitĂ©.

2 commentaires

  1. Il y a dans le dernier Eribon toute une discussion lĂ -dessus, et qui dĂ©veloppe en filigrane l’idĂ©e que la vraie ligne de dĂ©marcation n’est peut-ĂŞtre pas hĂ©tĂ©ro/homo, mais plutĂ´t actif/passif, ou plus prĂ©cisĂ©ment, pĂ©nĂ©treur/pĂ©nĂ©trĂ©. Ce qui explique que plein de mecs qui couchent avec des mecs se disent nĂ©anmoins hĂ©tĂ©ros, au prĂ©texte qu’ils sont actifs ou qu’il ne pratiquent pas la pĂ©nĂ©tration (les fameux “plan branle entre potes”). Il y a aussi l’idĂ©e que l’homophobie ne vise en rĂ©alitĂ© pas les gays, mais spĂ©cifiquement les mecs qui se font sodomiser (= les mecs qui se comportent comme des femmes), et uniquement eux.

  2. C’est aussi un conception courante dans les pays non occidentaux, en fait. Comme tu dis, elle met en lumière que la source de l’homophobie, c’est toujours le sexisme.

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