I always wanted to be a supermodel

En cherchant des accessoires pour notre mariage, Nico est tombé sur cette vidéo de Dean and Dan Caten, les jumeaux Canadiens (de Toronto <3) à la tête de la maison DSQUARED2, qui ont décidé au début de l’année 2013 de se travelotter pour représenter leur collection. Du coup, elles ressemblent à leurs plus riches clientes. Pointu. (Et assez fabuleuses, il faut le dire.)

La sous-langue

«Radio Radio se complaît dans la sous-langue d’êtres handicapés en voie d’assimilation». C’est ce qu’affirmait Christian Rioux dans une chronique publiée dans Le Devoir le 26 octobre dernier.

Ces propos en ont choqué plusieurs en Acadie et avec raison.

(…)

Dans ce contexte particulier, ce n’est pas en semant la honte que nous cultiverons la fierté. L’acharnement pour un français normatif pur risque de cultiver un sentiment d’aliénation chez plusieurs Acadiens et Acadiennes. Ayant à choisir entre une minorité francophone qui condamne leurs médiocrités langagières et une majorité anglophone qui offre, par ailleurs, les opportunités d’un groupe linguistique dominant, les Acadiens et les Acadiennes seraient de plus en plus nombreux à « choisir » l’assimilation.

C’est pourquoi il est malhabile de couvrir de honte la qualité du français dans nos communautés acadiennes. Notre défi est d’abord de cultiver la fierté acadienne, la fierté d’une minorité envers la langue qui lui appartient, une langue qui peine à préserver son intégrité et à évoluer au rythme de la « métropole ».

Ultimement, ces lignes cherchent à informer les Québécois et les Québécoises de la réalité acadienne. Avec tous ses défauts, l’Acadie résiste, se redéfinit et fonce vers un avenir en français. La « laideur » et les « anomalies » de notre français « bâtard » et « handicapé » est, par-dessus tout, la preuve de notre ténacité, les cicatrices de nos luttes quotidiennes. Ainsi, pour plusieurs jeunes Acadiens et Acadiennes, Radio Radio est un exemple de succès, ludique et limité à la sphère artistique certes, mais qui démontre que la réussite est aussi possible en français qu’en anglais. Je préfère de loin le français mutilé de Radio Radio que l’anglais de Simple Plan.

La langue Radio Radio? Réponse d’un être handicapé en voie d’assimilation, Martin LeBlanc Rioux, Voir.ca.

Une bien belle réponse. L’article du Devoir n’est pas disponible en ligne, mais vu l’extrait, je sais pas si on doit le regretter. C’est dur de lire des mots pareils sur le chiac acadien venant d’un Québecois, qui devrait pourtant savoir ce que c’est que de voir sa langue dénigrée.

La musique de Radio Radio est sur iTunes, en tout cas. C’est vraiment bien, et je dis pas ça parce que j’ai eu la chance de les rencontrer. C’est beau et créatif, ça fait sens, ça fait écho à notre usage de l’anglais, ça questionne la musique de nos langues.

Et en plus, le chiac, c’est la solution aux problèmes de langues canadiens:

Internet VS. TV

More than 3.2 million people tuned in to the live streaming platform to see Sunday night’s landing of the Mars Curiosity rover, according to spokesman Tony Riggins.

“More people tuned in to watch the NASA Mars landing coverage on Ustream than many of the top cable news networks during Sunday primetime,” he told Mashable in an email.

Riggins said that at its peak, Ustream had 500,000 concurrent viewers across all streams watching live. The platform had broadcasts spanning NASA HDTV, NASA JPL and NASA JPL 2

While there’s no specific statistics for network coverage of the landing, Nielsen television ratings for Sunday’s primetime slot shows that among viewers over age 2, CNN had an audience of 426,000. Other major networks such as MSNBC had 365,000 viewers, while CNBC received 109,000. Only Fox had higher numbers, clocking in at 803,000.

Mars Landing Broadcast on Ustream Outperforms Cable TV, Company Says, Mashable. Plus de deux fois plus de personnes ont donc choisi de le regarder en ligne. Evidemment, je pense que ça prends en compte les connexions mondiales et pas seulement US, mais quand même.

Ces chiffres font écho à ce que m’a dit mon ami Yves-Etienne, de TFO, la Télévision francophone ontarienne: Leurs contenus doivent désormais être produits d’abords pour le web, puis pour la télévision. En Amérique du Nord, les priorités sont en train de changer, malgré des disparités de couverture internet assez grandes selon les états.

A lire aussi : The Cost of Connectivity; A comparison of high-speed Internet prices in 22 cities worldwide, New America Foundation. Où, comme nous le savons, Paris est bien placée en terme d’offre internet. Reste à envoyer un robot sur Vénus pour créer du contenu diffusable, maintenant.

How badly do you want it ?

Bruce Labruce jette une lumière différente sur une histoire sidérante dans une discussion en deux parties avec l’artiste trans* torontoise Nina Arsenault sur le tueur présumé Luka Magnotta.

In our conversations you also had some interesting ideas about the sad, recent death of porn star Erik Rhodes, who appeared in my movie L.A. Zombie. How do you think this relates to the Magnotta story with regard to the porn world?
Through blogging, Tumblr, and his porn films, Erik Rhodes seems to have produced and documented his own suicide through methamphetamine use, steroids, mental illness, and the sex trade. Magnotta has done the same with homicide. The age-old show business question about fame is, « How badly do you want it? » Would you be willing to kill for it? Die for it? It seems symbolic that these events happened so closely to each other. The way that a lot of porn stars use Twitter and Facebook is like their own continuing reality TV show, and sometimes it seems like they are forced to go to greater and greater extremes for attention.

— An Interview with Nina Arsenault (Part 1), Bruce Labruce, Vice.

Any final thoughts about or interpretations of this disturbing case history that you would care to make?
Maybe just to mention that Narcissistic Personality Disorder is actually being removed from the 2013 version of the Diagnostic and Statistic Manual of Mental Disorders, the guide used by psychologists and psychiatrists to treat patients. It’s the nature of mental illness that when these personality traits become more and more like everyone’s behavior, we can no longer call it pathology. It becomes the new normal.

— An Interview with Nina Arsenault Continues, Bruce Labruce, Vice.

Nina est par ailleurs une vraie plume, j’attendais ses chroniques hebdomadaires dans Fab’ avec impatience, quand j’habitais à Toronto.

Together

Pride Toronto and Google+ present « Together, » a series of films by award-winning director Jeff Feuerzeig, with music performed by Stephin Merritt of The Magnetic Fields.

http://bit.ly/PrideFilms.

C’est beau.

L’Ontario va taxer les plus riches

“It’s a lot easier to ask government workers to take a wage freeze if we’re also asking a little bit from our wealthiest residents,” said one Liberal MPP, referring to plans to freeze wages for doctors, teachers, nurses, and hundreds of thousands of others on the public payroll.

— Ontario Budget: McGuinty agrees to Horwath’s tax-the-rich scheme, Toronto Star. La province canadienne, sous la pression du parti progressiste NDP, entend ainsi résorber son déficit plus facilement.

Les toits verts de Toronto

On April 30th, Toronto will become the first city in North America with a bylaw that requires roofs to be green. And we’re not talking about paint. A green roof, also known as a living roof, uses various hardy plants to create a barrier between the sun’s rays and the tiles or shingles of the roof. The plants love the sun, and the building (and its inhabitants) enjoy more comfortable indoor temperatures as a result.

Toronto Becomes First City To Mandate Green Roofs, CripsGreen.

Pour Access Copyright, un lien internet est une copie

Access Copyright collects royalties for course packs, anthologies of readings from books and journals compiled by professors. Under the agreement, the fee has been changed from $3.83 plus 10 cents a page to a flat fee of $27.50 for all course packs, which students pay.

The agency also states that hyperlinks to copyright material — contained in an email from a professor to a student, for example — fall under the tariff agreement. The $27.50 covers those royalties too.

But the Canadian Association of University Teachers (CAUT) says the agreement states that linking to a website is equivalent to making an illegal reproduction and allows for faculty emails to be monitored.

University profs up in arms over copyright deal, Toronto Star.

The new agreement also revised the definition of “copy” to include digital copying of copyrighted work and sending an email containing such copies, among others. Also included within these parameters are displaying digital copies on a computer and projecting digital images using a computer.

Students and faculty fume over U of T’s new copyright agreement, The Varsity.

Currently, 34 post-secondary institutions across Canada have chosen to opt out of Access Copyright or fight its demands at the Copyright Board of Canada.

“Ryerson, along with most Canadian universities with the exception of those in Quebec . . . have opted to work together through AUCC in a legal discussion with Copyright Canada,” said president Sheldon Levy. “The (University of Toronto-Western) agreement came as a surprise.”

Universities oppose Access Copyright, Ryersonian.

Donc si j’ai bien compris, Access Copyright, l’organisme chargé de gérer, entre autres, les droits de reproduction des livres dans le cadre de l’université a décidé d’augmenter ses tarifs, mais surtout que les liens internets dans un email constituait une copie en soit et d’appeler de ses vœux la surveillance des mails universitaires. Cela avec l’accord de l’Université de Toronto et de l’université Western Ontario. Du grand n’importe quoi.