La facilité de vieillir

J’ai peur de la vieillesse. Oui, franchement, j’ai peur. Et j’ai peur surtout de la lente mais inévitable dégringolade vers l’incapacité physique et, finalement, la mort. Je ne crains aucunement la mort, mais je ne peux pas m’empêcher de me souvenir des paroles pensives de ma mère et de l’amie écrivain, qui m’ont répété maintes fois, dans des circonstances tout à fait différentes, « tu verras, il n’est pas facile de vieillir. »

Eh bien, pour l’instant, il n’y a, pour moi, rien de plus facile que de vieillir. On ne fait rien et on vieillit, c’est super, non ? Je me sens en forme, on me drague toujours (de temps en temps), il n’y a que les articulations de mes épaules qui me font un peu mal, mais je comprends que ça, c’est plutôt à cause de mes exercices quotidiens (et peut-être un rien excessifs). J’ai aussi un peu de fric dans la banque – pas beaucoup, mais assez pour pouvoir à mes besoins immédiats et dans le proche avenir. Dans l’arc qu’est ma vie, je sais que je tends à présent vers l’autre bout – la résolution, si vous voulez – et cette prise de conscience me pousse à vouloir profiter du temps qui me reste, avant que les « pièges » de la vieillesse si effroyablement soulignés par ma mère, par l’amie écrivain, par la belle-mère du mari, pour ne pas parler du père, qui devient fou furieux dans sa forteresse en ruine au Connecticut, et par tous les vieillards de notre connaissance (et on en connaît des tas !) ne me prennent.

Quand vous serez bien vieille, Au royaume des aveugles.

The cold heart of a spammer

Because even today, Horse_ebooks has the cold heart of a spammer. The links Horse_ebooks tweets in between its beautiful nonsense lead to pages of bullshit products— »Divorce Secrets Every Woman Should Know » was the latest—plugged into the Clickbank affiliate marketing network. Someone is making money from the sales and clicks generated by Horse_ebooks. Social media consultants obsess over cultivating « engagement » with their audience, and Horse_ebooks’ audience must be the most engaged on the web. It’s worth remembering the American programmer who bragged on his blog in 2010 about how he used a Twitter spam bot not unlike Horse_ebooks to milk Twitter users for cash through Amazon’s affiliate program.

How I Found the Human Being Behind Horse_ebooks, The Internet’s Favorite Spambot, Gawker.

Message de service

Sinon, je ne suis pas mort, je crois que j’ai juste un cas de social network fatigue. Les membres de l’APQLREUL seront également heureux d’apprendre que j’écris beaucoup dernièrement.

Les évolutions de l’article et du journaliste

Vendredi 18 novembre, le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil) organisait la deuxième Journée de la presse en ligne. Parmi les ateliers qui ont retenus particulièrement mon attention, celui sur Les nouveaux formats rédactionnel : Vers la fin de l’article? (compte-rendu) a beaucoup alimenté ma réflexion, à la fois comme journaliste et comme «personne publiant sur le web».

L’atelier

— La salle qui hébergeait l’atelier était pleine à craquer. L’engouement a surpris les organisateurs, pourtant, le sujet est au cœur de l’évolution de notre métier. Ça méritait la grande salle.
— On n’a pas vraiment défini ce qu’était un article. Avec une vision web, je l’entends comme un objet destiné à faire passer des informations. Sur le papier, c’est un texte. Sur le web, ça devient un peu moins clair : un texte, mais aussi, un webdocumentaire, une vidéo, un tweet, une publication sur Facebook ?

Les intervenants

— Laurent Mauriac a rappelé ce qui devrait être une évidence : l’article papier publié est un produit fini, l’article web est plus un processus amené à évoluer.
— Régis Confavreux a raconté que chez Owni, ils préparaient un sujet sur le prix de l’eau et qu’ils avaient développé une application avec laquelle les internautes pourront indiquer le prix de l’eau près de chez eux. Dans ce cas comme dans d’autres, l’application devient l’article.
— Clémentine Forissier, rédactrice en chef d’Euractiv.fr, explique que la rédaction utilise Storify (je l’avais essayé lors de mes non-aventures avec le Comte de Bouderbala), ça leur permet de rassembler de l’info en temps réel (souvent des tweets) et de les contextualiser rapidement avec des commentaires.

Articles et techniques

Dans les présentations des intervenants et aussi dans les réactions du public, on peut noter une grande absente : la technique. Plutôt qu’une absence, une vraie réticence à se pencher sur la technologie derrière les nouveaux outils techniques. Le futur de l’article a été abordé mais comme presque toujours, comme quelque chose d’indépendant du support technique utilisé.

Quand on parle d’article papier, le journaliste (l’auteur) a intégré la technologie qui sera utilisée : du papier imprimé. Il en connaît les possibilités et les limites. Quand on parle d’article web, les journalistes ne semblent pas encore avoir compris qu’il leur faudrait intégrer les possibilités des nouvelles techniques utilisées. Il ne s’agit pas simplement d’utiliser des outils (storify, twitter) mais de comprendre ces outils et leur limites/possibilités techniques. Il va falloir mettre les mains dans le cambouis. Faire un webdocumentaire (parce qu’on trouve que c’est plus intéressant que du texte) ne veut rien dire si on ne réfléchit pas, dès la conception, à ce qu’on va utiliser comme outils : du flash? du html5? Ça va définir mon écriture et la conception de l' »article ».

On sentait dans les réactions, une véritable inquiétude au pire, un intérêt impuissant au mieux, de la part des journalistes. Pour beaucoup, ils se sentent dépossédés parce qu’ils ne comprennent pas la technologie derrière les outils. Il me semble qu’il sera difficile, pour « écrire » sur le web, pour les nouveaux supports, de ne pas se former à la technique. Pas forcément devenir un technicien, mais simplement ne pas écrire dans le noir.

Comme le disait Emily Bell de Columbia University, anciennement à la tête du web du Guardian, citée par Laurent Mauriac, il s’agit d’être «of the web, not just on the web», du web et pas seulement sur le web.

Nos collections en ligne

Erly [via] nous permet de faire un truc qui me trotte dans la tête depuis un moment : rassembler sur un sujet donné, différent objets publiés sur des supports différents, en un seul endroit. On rassemble Les photos de Facebook + le tweets sur le même sujet + le post du blog et on obtient une collection, une page à envoyer à ses amis sur le web, qu’ils peuvent également compléter.

Ce n’est pas tellement important si Erly le fait bien ou pas, ce qui m’intéresse ici, c’est l’idée de regrouper, autour d’un sujet donné, mes différentes publications, dans un seul endroit. Erly nous propose de le faire chez eux, comme Storify, comme Facebook nous propose finalement de le faire sur la prochaine Timeline des profils personnels. Moi, je voudrais le faire sur mon blog.

Migration

Comme mes week-end sont déjà beaucoup trop long, j’ai décidé de passer une bonne partie de mon dimanche à migrer mon serveur de mon précédent hébergeur à Dreamhost.

Et comme je suis un peu maso, j’en ai profité pour switcher de Dotclear 2 à WordPress (pas taper). Conclusion : A moins d’avoir du temps à perdre, ne le faites pas.

Bref, le roncier et les autres arrivent petit à petit.