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Tsunami

Certains matins, j’émerge le souffle court, avec l’impression de me réveiller sur une plage dévastée par un tsunami. Les épaules crispées, les yeux collés, les jambes courbaturées. Le corps lent, comme surpris d’être en vie. Plus rien, à cet instant, ne semble avoir d’importance, et ma propre existence, aussi miraculeuse soit-elle, semble, à ce moment, ne faire aucun sens. La flamme est noyée. L’équipage a disparu. Restent les braises, tout au fond du ventre, pas loin de la cage dans laquelle s’agite le virus. Je suis un golem de débris dans une foule de gens blessés, qui ne savent pas à quoi ils ont échappé.

  1. tes mots me nouent la gorge, je suis aussi triste qu’émerveillée de ton talent

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