Hillary présidente

Pendant que Susan Rice bagarre, Hillary Clinton fait sa tournée d’adieux. Il n’est pas prévu qu’elle quitte son poste avant l’investiture du 21 janvier (pour autant que son successeur soit confirmé par le sénat), mais le tout-Washington se l’arrache.

(…)

— “La diplomatie et le développement ne sont pas toujours prestigieux”, a-t-elle dit, en citant Max Weber.
“Voilà un moment qui résume cela pour moi”, a-t-elle raconté : c’était en décembre 2009, à la réunion de Copenhague sur le climat. Les négociations allaient mal, les gens s’énervaient. Une nuit, tous les chefs d’Etat étaient serrés dans une petite salle, la séance avait été particulièrement frustrante. Ils se sont précipités dehors à 2 heures du matin. Les dirigeants attendaient leurs voitures qui n’arrivaient pas.
— “Nous étions debout, là, quand Nicolas Sarkozy a levé les yeux au ciel, dans la froide nuit danoise, exaspéré. Et il a déclaré : ‘Je veux mourir’. C’était aussi le sentiment de tout le monde.”
Tout la salle a ri, c’était tellement Sarkozy.

— La tournée d’adieux d’Hillary, Big picture.

When the videos were over (and as the evening moved on), there was much chatter about what Clinton would do after she steps down from the Cabinet next month—get a haircut; take a few weeks sleeping off jet lag at Canyon Ranch; read the polls and the political landscape; do good works; do good works for the good people of, say, Iowa—and so on. Everyone had a theory of which they were one hundred percent certain. There wasn’t much doubt about the ultimate direction. 2007-8 was but a memory and 2016 was within sight. She’s running.

(…)

All kinds of circumstances could intervene between now and 2016 to derail her—politics, health, family matters, a renewed Clinton fatigue—but Hillary’s numbers are enormous, her ambition equal to her capacities, and she was in high political gear.

Hillary is Running: A Dispatch from the Saban Forum, The New Yorker.

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