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Uncle Poodle est séropositif (et a envoyé son ex en prison)

Dino: Lee, when did you find out about your HIV status?
Lee: I was adamant about getting my HIV status checked on a regular basis. On March 16, 2012, I tested negative. Then, in May of 2012 my test results came back positive. I knew it had been my boyfriend who infected me. I later learned he had been HIV positive and was not taking medication and had not bothered to tell me about it. I was advised that I should press charges and, hesitantly, I did. It was the right thing to do.

Dino: What happened to your ex?
Lee: He is serving a 5-year sentence. I would have been cool with his HIV status if he had been honest. I don’t have an issue with the disease. I would have known how to protect myself.

— Honey Boo Boo star “Uncle Poodle” reveals: “My [HIV] test results came back positive.”, Fenuxe.com.

Se faire tester n’est pas une mesure de protection contre le VIH, hein. Et visiblement, il n’a pas de problème avec l’idée de faire emprisonner son ex. J’espère qu’il y pensera la prochaine fois qu’il baisera avec un mec sans lui dire qu’il est séropo. Parce que ça va arriver, à un moment ou un autre. On demande aux séropos d’être «out» tout en n’interrogeant pas le stigmate que cela représente, ni par ailleurs l’accès aux soins dans un pays comme les États-Unis. Ce qui n’excuse pas le mensonge et l’absence de protection. Mais je continue à penser que la place d’un séropositif n’est pas en prison.

(Je me demande au passage si le verdict aurait été le même si l’ex avait pris un traitement.)

[Edit 1/2/13]

Even if someone is HIV+ and has sex with someone who is, on trust alone, HIV-, does that person behave in a way that is so willfully negligent, so reprehensibly reckless that he deserves jail time next to pedophiles and rapists? And, where do the legal boundaries exist in establishing this recklessness? Is oral sex enough to satisfy this requirement even though we have not had a single case of oral sex transmission without the coincidence of anal sex, needle sharing, or open wounds in the oral cavity? If someone is on HIV medication, with an undetectable viral load and, thereby, no statistically significant ability to transmit the HIV virus, is he still reckless for not disclosing in excruciating detail to every single sex partner his confidential health information?

— Uncle Poodle: Throw the HIV+ in Jail, Josh Kruger.

[/Edit]

  1. On peut voir le test de dépistage comme faisant partie des mesures de protection : connaître son statut c’est pouvoir se soigner (plus facilement en France…) et ne plus être contaminant une fois en charge virale indétectable. Un ami habitant New-York me disait que la question positif/négatif était assez facilement posée là-bas. Et parfois même complétée par une question sur le type de virus.
    En France il persiste un énorme tabou sur cette question… parce que les gens sont mal informés et que la peur de la maladie est toujours présente pour une majorité de la population.
    Quant à envoyer une personne qu’on aime ou a aimé en prison, ça laisse songeur sur l’amour…

  2. Évidemment je suis d’accord, le dépistage est le premier pas vers une meilleure prise en charge, voire le Tasp (treatment as prevention). Mais connaître son statut n’est pas, en soit, une moyen de prévention. Son ex connaissait son statut, il n’a rien protégé. :/

    Sinon, je n’ai pas eu personnellement l’impression que c’était plus ouvert à ce sujet aux USA ou au Canada. J’aime même constaté que le sérotriage était plus fort. Peut-être que NY, c’est particulier?

  3. Je ne saurais pas le dire… je pense que la liberté de parole est plus grande à NY d’après ce que disait mon ami, mais y a-t-il discrimination (même positive) je ne saurais trop le dire…

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