Un pas de côté

Défilé du 1er mai à Paris, photo: Jeanne Menjoulet.

Vous vous rendez compte que les images de la répression du 1er mai et des manifestations que nous connaissons depuis des mois, si elles venaient d’un autre pays, nous seraient rapportées d’une manière terrifiante?

Dernière nouvelles du Gaulistant. Malgré des mois de manifestations, le gouvernement refuse d’entendre les demandes pour plus d’égalité, et a réprimé dans la violence le défilé traditionnel de la Fête des travailleuses et travailleurs. Pour la première fois, les leaders syndicaux progressistes n’ont pas réussis à marcher. Ces derniers ont dû quitter le cortège après que les forces de police ont utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades avant même que les personnes présentes ne puissent défiler. De nombreux barrages de police ont empêché les manifestants de rejoindre le cortège, tandis que d’autres personnes étaient obligées de se réfugier dans des magasins sur le parcours pour se protéger des policiers.

Dans un tweet qu’on peut qualifier de propagande, le ministre de l’Intérieur a essayé d’instrumentaliser les affrontements: le gouvernement a prétendu que des manifestants auraient attaqué un hôpital, dans une volonté de criminaliser les protestations. Une version mise à mal par le témoignage du personnel soignant concerné et par plusieurs vidéos, qui montrent les manifestants poursuivis par les forces de l’ordre, avant d’être arrêtés. Rappelons que des consignes auraient été données au personnel des hôpitaux parisiens, pour ficher les personnes blessées lors des dernières manifestations. La situation est tendue au Gaulistant depuis maintenant quelques mois. Les journalistes font état d’au moins 140 blessés graves par les force de l’ordre et de plus de 740 cas de violences policières24 personnes ont ainsi perdu un oeil depuis le début du mouvement. Ces violences restent pour le moment impunies.

Le pouvoir reste donc sourd aux demandes du peuple gaulistaint, et tente de minimiser la crise. La communauté internationale s’était déjà émue du fait que le Gaulistant utilise des armes de guerre pour répondre aux manifestations ; militants des droits de la personnes humaines et organisations non gouvernementales avaient elles dénoncé le vote récent de la limitation du droit de manifester ainsi que les violences contre les journalistes qui les empêchent de faire leur travail.

J’aurai peur pour les habitants de ce pays, moi, pas vous ?

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1 réponse

  1. Matoo dit :

    Bravo pour l’exercice, c’est en effet flagrant !! :-/

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