Le triste démenti du très bien compris

«Avec la Manif Pour Tous, je fais le pari positif du malentendu.» (…)

«La présence des modèles masculins est évidemment un besoin pour la construction de soi.» (…)

«Je voudrais quand même rappeler qu’il n’y a pas d’avortement heureux !»

— Jean-Luc Mélenchon : « Je suis de culture catholique, je connais la maison ! », Famille Chrétienne

Bien triste, cet entrevue de Méluch’ dans Famille Chrétienne triste. C’est toujours aussi affligeant de lire deux mecs disserter entre couilles, calmement du bien fondé —ou non— de l’oppression des femmes et des homos, tout oublieux qu’ils sont de leur classe de mecs hétéros qui leur permet de le faire. Comme si nous n’avions pas eu à nous battre pendant des années pour accéder au droit de nous marier, avant d’y accéder sous les seaux de merde de La Manif pour Tous. Comme si les femmes n’avaient pas à se battre pour avoir accès à l’avortement —forcément horrible, hein, évidemment, coupable— et à en plus en subir le stigma. C’est terrifiant de se rendre compte qu’il est prêt à nous balancer sous le bus sans hésiter pour essayer de gagner des voix auprès de personnes qui ne voteront jamais pour lui. Comme Hollande, quoi. 

Le candidat de la France Insoumise cherche un terrain d’entente avec des gens qui ont poussé les nôtres au suicide, pendant des mois, comme il avait flatté leur « élan », alors, sur notre dos. On part de tout ça comme si c’était de l’histoire ancienne, alors que ce sont ces mêmes gens qui dirigent et remodèlent la Réaction politique en France. Il n’y a aucun malentendu. Parler de l’obligation d’un modèle masculin, ou laisser supposer qu’une IVG est forcément triste ou douloureuse, c’est déjà être sur leur terrain. C’est en cela que cet entretien est révélateur, pour moi, d’une terrible minoration dans la campagne de Méluch’, une faille politique majeure: l’un des fronts de bataille principaux —avec les minorités, un autre concept qui semble lui échapper—, ce sont les questions de genre. Les droits des femmes, les droits des minorités sexuelles ne sont pas négociables, et ce sont les intéressé•e•s qui doit choisir et discuter. Si tu es prêt à franchir la ligne de démarcation pour faire la cour à des gens de l’autre côté, alors ce n’est pas la peine d’essayer de venir nous la jouer incorruptible, ou différent. On connait la rengaine, c’est le vieil air connu du paternalisme universaliste.

Marche des Femmes et médias

Women's March

Assez surpris —vraiment, je devrais arrêter d’être surpris, mais bon— de la médiocre couverture médiatique en France de la Women’s March qui s’est tenu samedi 21 janvier dernier, j’ai essayé de savoir, par exemple, combien de personnes ont marché ce jour-là, en tout au niveau mondial. Je cherche encore.

Entre Libé qui parle de « milliers » de manifestantes, alors qu’on est plus proche des millions apparemment, et Le Monde qui fait un focus sur la présence d’Angélique Kidjo lors de la marche (ok.), les grands médias ont manifestement raté un truc.

Et pas qu’en France: Aux États-Unis, 1 journal sur 5 n’a pas couvert les Marches de protestation. Et 22% les ont mentionnées seulement dans les pages intérieures. 

Pour le Washington Post, les grands médias ont raté le rendez-vous et ce sont les réseaux sociaux qui ont permis l’organisation d’une des plus grandes mobilisations des 30 dernières années aux États-Unis (là encore, sans chiffres, difficile d’être plus précis).

Ce manque de visibilité n’a bien sûr rien à voir avec le fait qu’il s’agisse d’une marche de femmes. Evidemment. Ou que les manifestantes aient été réunies autour des questions des droits des femmes, des minorités, de la lutte contre le réchauffement climatique, contre l’islamophobie, pour les droits des personnes trans et des homo-bisexuel•le•s. Bref, ce qui est aujourd’hui au cœur des luttes politiques ici et là-bas; des «histoires de « bobo » et de minorités» pour certains, tant pis si les premières décisions du nouveau président ont été une attaque contre les droits des femmes, une attaque contre les Premières Nations qui s’opposaient à l’industrie pétrolière et le bâillonnement de l’Agence américaine de protection de l’environnement. 

Les femmes sont en première ligne. Nous sommes en première ligne. Ce sont ces questions, malgré ce qu’essaye de nous faire croire les éditorialistes politiques pourrissants, qui définissent et qui vont définir le projet de société que nous allons devoir défendre. Face à Trump, face à Le Pen —qui bénéficie déjà de l’armée de propagande du fascistoïde américain sur internet—, face à Fillon, face à Valls. 

 

Crédit photo : Mobilus In Mobili.

Impénitent

Je ne sais pas si George Michael est mort des suites d’une infection par le VIH, et pourtant, évidemment, j’y pense.

Le diable est dans les détails, dans les raccourcis et les associations faciles: Les homosexuels meurent jeunes du sida. George Michael était gay, il en a parlé, dans sa musique et en entretien. C’est le VIH qui a retardé son coming out. C’est le VIH qui a emporté son compagnon. La pneumonie dont il a souffert il y a quelques années, ça ressemble à celles des premiers moments du stade sida. La drogue aussi, c’est dans le champ sémantique de l’épidémie de VIH. C’est une maladie de drogué, le sida. Et surtout, un homme gay, beau, incandescent, sexualisé, impénitent, ça meurt du sida, parce que tout se paye. Je ressens encore cette vague culpabilité de le trouver beau comme un dieu, avec ses poils, ses perles à l’épaule, le carré de sa mâchoire. Sublimement pédé; trop, même pour beaucoup de pédés. Il était beau comme c’était pas permis. 

Peut-être qu’il est mort des suites d’une l’infection par le VIH, mais en fait, on s’en fout, ça n’aurait rien de gênant, ni de glorieux, dans l’absolu. Ce qui est indécent, c’est qu’il soit impossible de parler normalement de cette maladie, 30 ans après sa découverte. Si on s’expose, on est réduit à ça, si on se tait, on joue le jeu de la honte et de la stigmatisation.

Cette question, formulée ou non, s’invite à chaque enterrement de pédé, avec plus ou moins de gêne. Quand on est homo, le VIH marche dans le cortège funéraire. «Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés»; nous vivons, et nous mourrons, tous, avec le VIH. C’est un fait, dont nous n’avons pas à nous excuser, et qui appelle la délicatesse, par respect pour ceux qui ont arrêté de chanter.

Proto-RuPaul sur la Une

J’ai enfin retrouvé cette merveille de reportage sur les drag-queens françaises datant de 95, dont nous citons, encore aujourd’hui, les phrases cultes. RuPaul n’avait pas encore connu sa renaissance, sans même parler de sa traversée du désert, et l’idée même de Drag Race n’avait pas effleuré notre prophète. Nous sortions au Queen en découvrant les fluctuations du genre et les stigmatisations qui en découlent. Et on riait du mauvais traitement et du sensationnalisme associé à nos vies, et des idiots que nous étions, parce que c’était notre seule arme. Folles for ever.

Ces jours-ci

La Champenoise

Je fais n’importe quoi avec la nourriture, ces jours-ci. Hier, j’ai voulu faire des crêpes, alors que je n’ai pas de poêle à crêpe. J’ai été en acheter une et ce n’est que quand je l’ai mise sur ma plaque à induction et qu’elle est restée froide que je me suis rendu compte qu’elle n’était pas prévue pour. J’ai failli arracher le plan de travail du mur de frustration.

Ce soir, j’ai décongelé deux kilos de lentilles cuisinées, en me disant qu’on serait content de les trouver en sortant du cinéma. Évidemment, en rentrant du cinéma à minuit trente, je n’avais pas du tout envie de manger des lentilles aux carottes (même très bonnes). Les lentilles sont allées rejoindre la pâte â crêpes au frigo, celle là même qui attend que nous soyons lundi pour que je puisse acheter une poêle adéquate. Tout va probablement partir à la poubelle parce que je n’ai pas faim, ces jours-ci.

Hier, j’ai été prendre un verre en terrasse, et au moment de m’asseoir, j’ai hésité. Et Franck, toujours philosophe, a haussé les épaules et m’a dit : «Si on doit se faire buter, on se fera buter.» Franck, qui en passant devant Libération pour rentrer chez lui vendredi soir, s’est dit qu’on en faisait peut-être un peu beaucoup, avec les fusils mitrailleurs et les soldats, avant d’apprendre qu’on tirait dans la rue à côté. On a bu notre soda en mangeant des bonbons acidulés. Je suis rentrée en vélo préparer ma pâte à crêpes (innocent que j’étais).

Aujourd’hui, il faisait un temps incroyable, le soleil était revenu. J’ai ouvert les fenêtres et mis de la disco parce que c’est de la musique la plus puissante que je connaisse pour faire reculer les ombres. La disco qui fait danser dans le noir, même quand on est malade.

Nous n’avons pas pris le métro, il faisait tellement beau et j’ai cherché le chemin le plus ensoleillé. Les rues étaient déjà plus vivantes que la veille, où un silence assez terrifiant s’était étendu sur la ville. Je me souviendrai longtemps de mon arrivée à vélo dans une Gare d’Austerlitz déserte pour aller chercher d’Artagnan, me demandant si elle était bien ouverte tellement je voyais peu de monde. Les taxis avaient pris le temps de sortir de leur voiture et discutaient en attendant les clients qui descendraient du prochain train.

On a mangé dans le restaurant chinois habituel, à coté d’une mère qui finissait de se rassurer d’avoir ses deux filles avec elle, et puis on a été prendre un bubble tea dans la petite boutique de Saint Martin, celle où le propriétaire s’est laissé déborder par sa gamine adorable qui dessine toujours sur l’une des trois tables. Les seaux de perles de tapioca sont recouverts de cahiers de dessin roses bonbon et de trousses de feutres. J’ai voulu qu’on aille se poser au jardin Anne Franck, mais il était, bien sûr, fermé. Alors on a continué le lèche-vitrine, en attendant de retrouver Quentin. On marche et je vois bien que d’Artagnan, il a les pleurs qui sont coincés à l’intérieur parce qu’ils pensent aux personnes qu’il connaissait et qui étaient au Bataclan. Mais je dis rien parce que j’ai pas à lui dire comment gérer son chagrin ou faire pour que ça sorte.

On retrouve Quentin et on s’installe en terrasse, je suis sur le tabouret qui tourne le dos à la rue, je me demande si je dois m’en inquiéter. Quentin nous dit qu’il a passé le week-end à pleurer, et quand il nous demande si on connaissait des victimes, d’Artagnan ne dit rien et ça me coince le ventre, parce que je ne sais pas si c’est par pudeur ou pour ne pas s’effondrer.

Tout à coup, il y a des gens qui passent en courant devant le café. Tout le monde se lève d’un seul coup et je suis le mouvement, comme un fou, je suis caché, mal, à côté de la porte des toilettes, je suis très mauvais à ce jeu, je suis directement en face de la porte vitrée. Rapidement, les voitures de flics passent en hurlant devant le café, on s’enhardit à se relever, j’ai le genou mouillé parce qu’il y a de l’alcool renversé partout, d’ailleurs il y a des tables renversées partout, le patron insiste en disant que c’est un mouvement de foule et décide de fermer le bar. Je paye et on part.

Quentin nous fait monter chez lui, au dessus du café, on parcourt Twitter, on envoie des SMS et très rapidement là encore, on comprend que c’est une fausse alerte, que des pétards et une ampoule ont explosé non loin. Hébété par le retrait de l’adrénaline, j’essaye de me souvenir comment je me suis retrouvé au fond du bar et je ne me souviens pas. J’ai eu l’impression de me rouler en boule en hurlant, tout en me téléportant.

Not afraid, j’aimerais bien. Je comprends l’idée, mais moi, je suis afraid, ces jours-ci. J’ai terriblement peur. Pour moi, pour mes proches. Pour ce qui va suivre. J’ai peur quand j’entends les sirènes de police qui descendent la rue des Pyrénées toute la journée. J’ai peur quand une voiture démarre un peu trop sportivement. J’ai peur des gens avec des grosses valises qui ont l’air d’être trop légères pour leur taille. Nous sommes traumatisés, même nos plus cyniques parisiens désabusés, tous exposés aux secousses secondaires, quoiqu’il a arrive.

Mais je peux pas m’arrêter d’aller en terrasse, de marcher dans la rue, de voir des gens. Je ne sais pas comment faire autrement que de continuer. Il ne peuvent pas tous nous tuer et c’est la seule solution qui pourrait leur permettre de gagner. Quoiqu’ils fassent, ils ont déjà perdu, et ils essayent de nous entraîner dans l’abîme avec eux.

Aussi, et je sais que beaucoup de femmes et d’homos me comprendront, si je ne devais sortir de chez moi que lorsque que je sens en parfaire sécurité, je ne sortirais pas beaucoup. L’espace public n’a jamais été 100% sûr pour moi, qui suis pourtant un grand mec blanc. J’ai appris à analyser les risques potentiels, à évaluer les groupes bruyants, à choisir mes rues, mes heures de balades.

Nous sommes ressortis, dans la soirée, au cinéma, se changer les idées. Mais cette fois, j’ai pris mon pilulier, un chargeur de téléphone, au cas-où, et nous sommes allé à celui juste à côté de la maison. La salle était presque vide et on s’est assis pas trop loin de la sortie. Au milieu du film, l’image a soudainement disparu. Le son a continué à jouer, lui. On a toutes et tous tourné la tête, essayant de deviner si quelqu’un était dans la salle de projection, si on devait être patient. Ou si on devait avoir peur. J’ai demandé en chuchottant à d’Artagnan s’il voulait qu’on sorte. Il a secoué la tête. Un homme est sorti de la salle dans un clignement de lumière, et l’image est revenu peu après. Le projectionniste est descendu s’excuser et toute la salle l’a remercié en rigolant, clairement soulagée que ce ne soit qu’un petit incident technique, une courte interruption de l’image et non pas une nouvelle attaque. Le film est revenu quelques minutes en arrière, et la projection a repris, le bruit des balles à sa juste place derrière l’écran.

Astres

Je suis venu à croire que si certains homos passent autant de temps à faire du sport, c’est principalement pour se préparer à l’impact des corps étrangers. Ils se disent peut-être que s’ils étaient plus forts, plus tendus, plus durs, mieux gainés, ils ne risqueraient pas d’être atomisés par la collision qui résulte du heurt de deux matérialités et qu’ils ressortiraient indemnes du cataclysme des corps.

A défaut d’être fort, ou noble, ou juste musclé, j’absorbe chaque astre qui s’écrase sur moi comme l’eau accueille le plongeur maladroit. Je ferme les yeux en accompagnant les ondes résultant du choc et j’attends le tsunami qui ne manquera pas de me balayer. Ce n’est pas de la témérité, c’est la seule chose que je peux faire, attendre que les débris résultant de notre rencontre s’amalgament en satellites merveilleux et nous éclairent dans la nuit.

Les bûcherons

Ils viennent d’où, ces hommes? Ceux qui nous coupent le souffle, ceux dont on veut l’attention, ceux dont on sait qu’on ne pourra jamais croire à leur amour, ou même leur intérêt, parce qu’on ne pourra jamais s’en croire digne. Ils sont le pire de notre vie amoureuse, ils sont ces moments d’obsession absolue, de soif inextinguible, de peur crasse d’abandon, d’incendie sous nos reins, entre nos jambes. Quand on ne les connaît pas, on court vers leur lumière pour s’y brûler. Quand on les tient entre nos mains, on voudrait les serrer jusqu’à les assimiler, les dévorer, pour que jamais ils ne partent. Leur odeur, leur sueur, leurs poils, leur barbe, leur cri, leur sexe, leur folie. A moi. Pour mon désir, contre mes failles, dans lesquelles ils glissent leurs coins avant de me fendre comme une bûche bien sèche. Et ils continuent, des années après, à surgir dans nos pensées et à faire trembler nos châteaux de cartes quotidiens. On ne les épouse pas. Mais on passe toute notre vie avec. Je les hais; je les aime tellement.

Conchita Wurst : Un continent divisé

Les votes de l'Eurovision

— A gauche, les votes du public en faveur de Conchita Wurst; à droite, les votes des jurés (Plus c’est bleu, plus c’est favorable). (Source)

The results suggest, then, that we do live in a divided continent. But the divisions might penetrate much less deeply into society than we often suppose. The differences revealed in the popular voting are slight, whereas those in the elite juries are very marked.

Of course, this is only one source of evidence. There is much, much more than this to be said about attitudes towards sexual minorities around Europe and across the world. Nevertheless, there might be reason to hope that, even in those countries where the ruling elites are often highly intolerant, the wider population might be readier to accept that different people might be different.

Eurovision: A continent divided in its sexual attitudes?, Reading Politics.

Une data-saucisse intéressante, même si elle ne refléte pas forcément fidèlement les opinions publiques des pays concernés. Mais à partir du moment où on a attaqué la personne et non la chanson concurrente, la politique a saisi l’Eurovision et c’est devenu plus qu’un télé-crochet. Les qualités intrinsèques de la chanson sont passées au deuxième plan, au moins pour une grande partie des votants. Les questions de genre, nos corps, nos « moeurs » sont redevenus, une fois encore, le champ de bataille et la cible des réactionnaires. [via]

Cette scène de « Scandal » qui expose le sexisme de l’espace politico-médiatique

Je regarde Scandal en ce moment. Il y aurait beaucoup à dire sur le fait que c’est une série avec une femme noire dans le rôle principal et qu’il y a un couple de pédé républicains cinquantenaires qui s’embrassent à l’écran; vous me direz si vous voyez d’autre séries qui apportent ça, j’en ai pas trouvé. Mais je commençais à me demander pourquoi je m’acharnais à risquer le diabète en subissant la guimauve romantique, la musique patriotique et les frasques des héros friqués pseudo-espions.

Ce speech de la guest-star Lisa Kudrow, diffusé en novembre dernier, dans l’épisode 6 de la 3e saison, me fait pardonner toutes les faiblesses du scénario. Je n’ai jamais vu un discours aussi clair sur le sexisme et les médias dans une série, en plus délivré par une femme politique, face à un journaliste pédé cis blanc, sur les conseils de sa directrice de campagne noire. C’est tellement d’intersectionnalité que j’en ai fait un trou dans ma culotte. Préparez l’insuline, I’m not quitting.

Un an

Un an.

Nous n’oublions pas les insultes de la droite, qui quitta l’hémicycle après le vote, montrant ainsi tout son mépris pour nos minorités, après nous avoir agoni d’horreurs; nous n’oublions pas les attaques des catholiques, dont l’Eglise a dépensé des centaines de milliers d’euros pour nous empêcher d’accéder à un droit; et nous n’oublions pas les trahisons socialistes, la «clause de conscience» de Hollande, le mépris de Jospin et l’enterrement de l’égalité avec l’oubli de la PMA.

Nous n’oublions rien, même si nous avons pleuré de joie.

Un an, et aussi 7 mois.