Les vrais chiffres de l’immigration

Les 9 mensonges du FN enfin révélés

1. Les immigrés « nous envahissent » ? Faux, ils sont nécessaires à notre démographie et juste en nombre suffisant. Ils étaient 267.000 en 2011 pour 200.000 Français qui quittent notre territoire chaque année.

2. Les immigrés n’ont « jamais été aussi nombreux » ? Faux, ils étaient 7% de la population en 1981, ils ne sont plus que 6% aujourd’hui.

3. Les expulsions « ont ralenti » sous François Hollande ? Faux, il y a eu 38.000 reconduites à la frontière en 2012 avec Manuel Valls et 8000 chaque année seulement sous François Mitterrand.

4. Les immigrés « servent le grand patronat » ? Faux, les immigrés économiques ne représentent que 10% de l’ensemble et ne pèsent pas sur les salaires.

5. Les « salaires baissent » à cause des immigrés ? Faux, ils augmentent de +0,27% grâce à eux.

6. La prochaine immigration sera « asiatique » ? Faux, d’une part parce que les frontières de ces pays sont fermées au Nord et au Sud, d’autre part parce que les Asiatiques n’ont pas les moyens d’immigrer.

7. La France « championne d’Europe » de l’immigration légale ? Faux, le Royaume-Uni a accueilli en 2011 550.000 immigrés, l’Allemagne 500.000, l’Italie 385.000 et la France, 267.000.

8. Les immigrés « prennent le travail des Français » ? Faux, 60.000 sont des étudiants, 90.000 sont des épouses ou des enfants qui viennent dans le cadre du regroupement familial, 20.000 sont des réfugiés humanitaires et 20.000 des réfugiés économiques.

9. Peut-on ramener le nombre des immigrés de 200.000 à 10.000 comme le prétend le FN ? Impossible, il faudrait que la France sorte de l’Europe et rompe tous les accords internationaux. Dans ce cas, la France serait tellement isolée que les Français non plus ne pourraient plus émigrer.

— Florian Philippot à « SLT » : les 9 mensonges du FN sur l’immigration enfin dévoilés, Le Plus.

Les faits, c’est d’abord que les migrations ont toujours existé dans l’histoire, à l’intérieur du même pays comme entre des Etats différents. Il n’est pas raisonnable de faire comme si l’Europe était brusquement confrontée à un phénomène nouveau sous la forme d’une vague migratoire sans précédent. D’autant plus que les chiffres montrent plutôt que cette immigration vers l’Europe est relativement faible.

Dans l’Union européenne, il y a environ 30 millions de résidents nés en dehors de l’UE, soit autour de 6% de la population totale. Le nombre des clandestins est estimé entre 4,5 et 8 millions. Sur plus de 500 millions de citoyens européens, les sans-papiers représentent ainsi entre 0,97% et 1,73% de la population européenne. Quand la question de l’intégration des Roms occupe le centre du débat politique, il faut rappeler qu’ils sont environ 20.000 en France.

Ce que les politiques savent de l’immigration et ne disent pas, Slate.fr.

Une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d’études. Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.

Les très bons comptes de l’immigration, ABC, Courrier International.

Puisque l’éthique, les Droits de la personne humaine et la justice sociale ne suffisent pas à guider la réflexion des Français sur la question, est-ce que les journalistes pourraient au moins rappeler ces faits à chaque fois qu’ils donnent la parole à un représentant d’un parti d’extrême-droite comme le FN? Ou à Manuel Valls ? On peut parler immigration, ce n’est pas un gros mot. Mais si on en parle, on commence par vérifier les chiffres. Sinon, c’est pas de l’information, c’est open mic night pour les connards.

Les deux faces de la même pièce

Qu’a trouvé la police sur l’ordinateur d’Anders Breivik ? Des textes de l’essayiste britannique Bat Ye’or expliquant que l’Europe s’est vendue au monde arabe pour des pétrodollars… alors qu’en Norvège il y a peu de musulmans ! Qu’a fait Breivik ? Il n’a pas tué des musulmans. Il est allé tuer les traîtres multiculturalistes, ces « alliés inconscients », ces idiots utiles qui font le lit de l’islam en Europe… Breivik et Mehra sont effectivement les deux faces de la même pièce… de théâtre. Ils sont produits par un même système fantasmatique.

(…)

Pendant des siècles, l’Europe, c’était le monde. Cette suprématie, elle l’a perdue. En 2003, quand les Américains ont décidé d’intervenir en Irak sans elle, l’Europe a aussi perdu son statut de conscience morale de l’humanité. Une crise d’identité profonde s’en est suivie, avec l’émergence des grands débats nationaux sur « l’identité nationale » et la montée concomitante d’un populisme antimusulman. Aujourd’hui, les Européens ont le sentiment qu’ils ne sont plus « identiques à eux-mêmes »… et que les musulmans y sont sans doute pour quelque chose ! La réalité importe peu : une bataille peut être menée puisqu’il y a un ennemi. Le mythe de l’islamisation redonne un sens aux choses.

“L’‘islamisation’ de la France est un mythe”, Raphaël Liogier de l’Observatoire du religieux, Télérama.fr.

Un peu de bon sens, ça fait du bien.

Un nom étranger

[L]a dé-francisation du nom de famille n’est pas possible : le “Service du Sceau au ministère de la justice”, qui s’occupe de ces changements de noms de famille, a développé une jurisprudence très restrictive qui interdit de prendre un “nom étranger”. Certains descendants de migrants d’Europe de l’Est, souvent juifs, qui avaient pris, après 1945, des noms de famille “francisés” cherchent aujourd’hui à reprendre ces noms d’origine.

La défrancisation, Baptiste Coulmont.

Mécanismes sociaux

«On ne peut pas comparer (la part des étrangers) au sein des mis en cause à la part des étrangers au sein de la population de la France», lui répond la note qu’il a commandée.

La «délinquance étrangère» est comparable, notait déjà Laurent Mucchielli en 2003, «aux problèmes posés jadis par des populations françaises issues de l’exode rural ou par d’autres populations ouvrières étrangères en période de crise économique». Le sociologue ajoutait que ces «mécanismes sociaux» se retrouvait pour bonne part «dans d’autres pays occidentaux».

83% des voleurs sont des Français, Ménilmontant, mais oui madame…: «Un rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), commandité par Claude Guéant indique que 83% des voleurs sont des Français, et que 87,6% des violences aux personnes sont réalisées par des Français.»

Escort

Le manuel de l’escorteur. Médiapart a mis en ligne les instructions officielles des flics qui reconduisent aux frontières. Ça aurait été un très bon nom de roman, ce n’est qu’une illustration dégoûtante de la normalisation d’une politique inique. Glaçant.