The epitome of strength

Unlike his masculine counterpart, the effeminate gay man doesn’t have the luxury of hiding behind a butch façade until he is comfortable with coming out of the closet. You know the type. He can learn the choreography to the latest pop song more quickly than you can learn the lyrics. In high school he had to make a beeline for his car the minute the bell rang so that he could avoid the worn-out name calling, bullying or even violence. The Bedazzler was, is, and always will be his best childhood friend. Yes, these queeny gays may have been born with a serious masculinity deficiency, but that is exactly what makes them the epitome of strength.

— The Strength in Being a Feminine Gay Man, Tyler Curry, Huff Post Gay Voices.

Hell to the yes. Folles for ever <3

Après

Rien de tel que le VIH pour vous ramener sur terre. Encore tout assommé après mon mariage, trois jours après exactement, je revois l’hématologue de Saint Louis et son sourire épatant. Les résultats sont bons, je le sais, si bons que le diagnostique sombre qui avait été envisagé au début de l’été est maintenant écarté. Indétectable; l’énergie que j’ai senti réinvestir mon corps pendant le mois d’août n’est pas pas une vue de l’esprit. Je vais mieux.

— Bon et bien voilà, maintenant, je veux que vous restiez indétectable, jusqu’à la retraite, au moins !
— Moi je suis partant, hein. Mais 70 ans, ça fait loin.

Elle sourit et ajoute :

— Je ne veux plus vous voir. Enfin, ça serait avec plaisir, mais j’espère que nous n’en aurons pas l’occasion.

Avant de partir, je lui tends un faire-part, c’est un peu étrange, mais je sais qu’elle sait, pour moi, c’est aussi une manière de dire merci à un praticien qui m’a remis sur pieds avant la date du mariage. On se sert la main et je la quitte pour trouver la pharmacie de l’hôpital.

Premier sous-sol. Plafond bas, gros tuyaux, sol qui couine, néons. Des chariots automatisés transportent des fichiers et des caisses en bipant, ralentissant quand ils passent près de nous. Un trottoir est dessiné au scotch orange.

Je trouve la pharmacie, comme perdue au milieu d’un parking. Je m’assois dans la petite salle d’attente et j’attends mon tour. L’homme avant moi semble exaspéré. Au guichet unique, deux jeunes femmes face à la pharmacienne, qui leur tend un sac en papier marron et qui demande :

— Mais personne ne vous a orienté ?
— Non, ça m’a surprise aussi.
— Attendez je vais les rappeler.

Elle prend son combiné.

— Oui, bonjour c’est la pharmacie. J’ai ici une jeune fille, suite à un viol et on ne lui a pas proposé d’aide psychologique. C’est normal ?
— (shshshsh)
— D’accord, donc il vaut mieux que je m’adresse à eux ?
— (shshsh)
— Merci beaucoup, au revoir.

Les deux amies sont visiblement un peu gênées parce que la salle est toute petite et que tout le monde a entendu. Elles se regardent et se sourient. L’homme qui est avant moi soupire bruyamment, visiblement il en a marre d’attendre. Moi, j’ai le cœur qui se serre un peu, je suis une éponge à larmes depuis le mariage, le lac est plein, de bonheur, de vie et de tristesse aussi, et je lève la tête pour ne pas pleurer sur mon ordonnance.

— Ça fait combien de temps ?
— 5 jours.
— Vous avez porté plainte ?
— J’y vais demain.
— Le plus tôt est le mieux, même si vous vous êtes lavée, ils vont quand même faire des prélèvements si ça fait moins d’une semaine. Vous n’êtes pas libre cet après-midi?
— Je serais obligée d’y aller seule et je ne veux pas.
— Je comprends. Donc vous avez vos médicaments. Deux à chaque repas. Je vais quand même rappeler le service concerné pour l’aide.

Le service concerné expliquera qu’il n’est pas concerné mais l’autre service concerné expliquera que oui, pour avoir accès à l’aide psychologique, il faut avoir porté plainte. La pharmacienne, à peine plus vieille que les deux jeunes femmes, lui explique comment faire et la procédure à suivre dans les jours qui viennent. Elles la remercient et s’en vont. L’homme soupire fortement, récupère à son tour ses médicaments et file.

J’approche du guichet.

— Bonjour. Je suis Monsieur Roncier, docteur G. vient de vous appeler.
— Ah oui, j’ai entendu parler de vous.
— En bien, j’espère.

Elle sourit, en tapant mon nom sur son ordinateur. Je dis, en rougissant :

— C’est bien ce que vous avez fait, pour la jeune fille.

Je vois ces joues qui tremblent un peu et sans lever les yeux de l’écran, elle me répond :

— Je pouvais pas la laisser comme ça.

On ne dit rien pendant quelques secondes. Elle continue à taper mes coordonnées, et elle me dit, en me tendant mon médoc allemand sous ATU:

— Vous avez de la chance, dit elle en souriant. Les comprimés ont l’air petits, la pilule sera plus facile à avaler.

Queer : Lost in translation?

Alors voilà, un des plus gros apport des théories queers et féministes qui a coïncidé avec l’émergence des mouvements trans et intersexes, est d’avoir décollé les couches sexuo-genrées, tenues jusque là pour «naturelles et normales», des individus en un échafaudage aléatoire à trois étages, ou bien un billard à trois bandes ou encore un jeu de légo à trois pièces.

D’abord le sexe de naissance, le sexe génital. C’est mâle, femelle ou intersexe.
Puis le sexe social, c’est homme ou femme (ou intersexe). C’est le sexe avec lequel on s’identifie dans et par la collectivité.
Et puis le genre, celui de la culture C’est le masculin et le féminin (ou l’intergenre).

Trois catégories qui fonctionnent, un peu comme les dons des trois fées de la Belle au bois dormant, de manière relativement autonomes ce qui ne signifient pas qu’ils ne vont pas pouvoir interagir entre eux. Je développerai des exemples un peu plus loin si vous voulez bien.
Or en anglais le gender est tout à la fois male ou female mais aussi le rôle social man ou woman ou bien(mais il me semble plus rarement) l’identité de genre, masculinity et feminity.
A la question what is your gender ? on répondra facilement male ou female par exemple. Cette capacité enveloppante du gender anglais a permis l’émergence de catégories transgenders (et puis genderqueers, genderfucker, etc). Avec un parcours female to male par exemple on s’inscrit dans une identité transgender les trois catégories sexe génital, sexe social et genre ne faisant qu’un en anglais.

En langue française , genrée et sexiste à souhait s’il faut le rappeler, genre -qui en plus d’être un marqueur linguistique, bénéficie d’une signification supplémentaire autours des notions d’allure, ou de catégorie culturelle- ne se ballade pas aussi aisément de l’une à l’autre des deux autres catégories, et se distingue même fortement du sexe social homme ou femme , le sexe biologique mâle ou femelle lui relevant quasi exclusivement de l’usage vétérinaire. Ainsi le female to male sera au mieux interprété par l’acronyme FTM mais toujours traduit par de femme à homme et non par de femelle à mâle. On voit ainsi le processus très français de masquage du sexe biologique au profit du sexe social qui lui même tend de plus en plus à être englobé par le genre de la traduction de gender alors même que dans cette affaire de parcours FTM ni le féminin ni le masculin ne sont invoqués.

Échappées belles, Lalla Kowska Régnier.

Difficile de choisir un morceau en extrait, ça vaut le coup de lire le texte si vous vous intéressez au queer. Lalla a l’habitude de dire ce que personne n’attend, avec sa liberté et sa grande gueule et c’est pas la peine d’être d’accord sur tout pour en tirer des éléments de réflexion.

J’ai toujours eu beaucoup de mal avec les versions françaises de la théories queer et Lalla a probablement mis le doigt sur quelque chose d’essentiel: La traduction ne peut être littérale. Personnellement, en anglais, je suis queer, mais en français, je suis pédé; Ces deux termes évoquant pour moi le mieux la volatilité des genres que je sens tourbillonner en moi.

Ce texte fait aussi écho aux discussions que j’ai eu dernièrement avec des (gentils) hétéros sur l’utilisation de « cis » ou « bio », des termes nouveaux pour certains d’entre eux, et l’importance de trouver les mots pour se dire.

Sinon, pour le plaisir, ma phrase préférée du texte :

Et puis franchement qui cherche à être subversif aujourd’hui? Pardon mais c’est un souci d’homme blanc bio hétérosexuel comme Eric Zemmour, Brice Couturier ou les représentants de la droite décomplexée ça.

La réalité du sexisme geek, par @Mar_Lard

C’est pour toutes ces personnes que j’ai compilé ce nouveau dossier : pour celles qui y reconnaîtront leur expérience, pour celles qui découvrent soudain le problème, pour celles qui refusent de le voir, pour celles qui sont furieuses à la simple idée qu’on en parle. La réalité du sexisme geek, dans le détail. Les communautés anglophones se sont emparées du sujet depuis un moment ; la récurrence des incidents ne laisse plus de place au déni. La presse spécialisée s’est sensibilisée au sexisme, des sites dédiés au féminisme geek ont été créés, même des acteurs majeurs de l’industrie commencent à retrousser leurs manches pour lutter contre la sclérose de l’entre-soi. Hélas le débat ne semble pas pénétrer les frontières françaises. Silence confortable sur l’Hexagone pour les geeks machos qui y perpétuent allègrement leurs pratiques d’exclusion. Ça suffit maintenant, «l’exception française» – il est temps d’avoir cette discussion.

Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier, Genre!.

Un incroyable boulot de @Mar_Lard, qui résonnera chez ceux qui se sont déjà senti déplacé.e.s dans une communauté geek/gamer. (Ce n’est pas pour rien que je ne joue en ligne qu’avec des amis IRL ou avec des guildes homos.), mais aussi chez les autres, j’espère. C’est la première fois que je vois rassemblés en un seul endroit autant d’exemples concrets, c’est un point de départ incroyable, un outil potentiel de changement. L’auteure propose des pistes de réflexions pour en sortir, et se tient prête à répondre aux critiques sur Twitter avec une sélection de liens pertinents.

Par ailleurs, les remarques sur l’agressivité, le ton, l’exagération qu’on a pu faire à l’auteur, tout ça ce sont des mécanismes de défenses bien connus employés par les hommes du haut de leurs privilèges de classe. Je le sais d’autant mieux que, même si je suis pédé, je reste un homme. Si ton seul commentaire, c’est une critique de la violence des propos, c’est que tu passes à côté de la véritable source de la violence, le sexisme. (Et c’est pas la peine de commenter, ça ne fait qu’ajouter du bruit.) C’est dur de voir questionner ses privilèges, c’est pas marrant d’être le bad guy. Personne ne veut être le salaud. Mais parfois, grandir, c’est reconnaître qu’on a merdé —euphémisme— et qu’on pourrait mieux faire.

Les valeurs exprimées dans l’article, si elles sont exacerbées par la nature de la communauté (pseudo-anonymat, jeunesse, recourt constant à l’ironie, etc.), sont amenées par notre culture au sens large, elles sont le reflet de ce que la société apprends à ses enfants, la conséquence de rôles genrés rigides, arbitraires et délétères, pour les femmes, mais aussi pour les hommes. J’avoue que, parfois, le chemin restant à parcourir me semble horriblement long.

[Edit 19/03/13]

Dans un post de blog fleuve mis en ligne le 16 mars, la gameuse MarLard démontre par A + B le sexisme inhérent au milieu geek. Attention, ça pique les yeux.

— Le milieu geek, bien trop sexiste?, Les Inrocks.

[/Edit]

Nos bouquets de fleurs

J’estime qu’elles ont entièrement raison, je ne les juge ni infondées dans leur vigilance, ni excessives, ni trop quoi-que-ce-soit. J’estime aussi que nous, féministes de tous âges, égalitaires de tout poil, ne devons pas baisser la garde car il reste encore un long chemin. Je participe donc volontiers à ajouter ma voix aux conversations et revendications, tant dans l’espace public que sur mon lieu de travail ou parmi mes proches. Je sais parfois tenir haut le flambeau du féminisme hystérique, les murs de ce blog ont résonné d’épiques batailles.

Mais je me préserve aussi parce que la petite musique de mon amie Plume me rappelle que je ne veux pas me laisser dévorer par un combat contre, je ne veux pas me faire bouffer ma vie par un état de vigilance permanente. Je ne veux pas que le sexisme me prive de moi, fût-ce en luttant contre lui.

— Vous n’aurez pas ma fleur, Kozeries en dilettante.

Une réflexion que je me faisais récemment; la sagesse de l’âge, probablement. Choix stratégique des combats et préservation d’espaces protecteurs, pour éviter que mon corps ne soit une terre brûlée.

Pink Washing aux Oscars

The Academy is supposedly a trade group, and yet it devoted its opening number to degrading a good part of its membership. And who knows what the Los Angeles Gay Men’s Chorus thought that it was doing by serving as MacFarlane’s backup singers, but it’s hard not to wonder what the rhetorical point was meant to be. We saw your boobs, but that’s not even what we find attractive, so you exerted no power in doing so—all you did was humiliate yourself? Maybe that’s reading too much into it. It could be that MacFarlane just thought it would be funny for him to say the word “gay” as often as possible.

Seth MacFarlane and the Oscars’ Hostile, Ugly, Sexist Night, Close Read, The New Yorker.

Seth MacFarlance était l’hôte des Oscars 2013 et comme je le disais hier, voir des pédés utilisés sur scène pour essayer de nous faire croire que les blagues n’étaient pas sexistes, ça m’a beaucoup gêné aussi. Et le principal problème de ces blagues, c’était bien sûr qu’elles n’étaient pas drôles du tout.

Now, Seth MacFarlane is thirty-nine, and I am—barely—a part of the generation that he’s supposed to be appealing to. But I felt nostalgic last night for the Academy Awards of yore, when I sat on a couch with friends and watched everyone be glamorous and semi-respectable and we got to be gross and snarky. MacFarlane broke through that boundary last night, and suddenly the bitter asshole on the couch was up there on the stage, lost somewhere between a big smile and a sneer.

Seth MacFarlane, Creepy Imitator, Culture Desk, The New Yorker.

Grandeur nature et féminisme

Playing in an all-female world had catapulted me to the top of the sociological food chain, and leaving it made me hyper-aware of what I was losing. My character was armed, government-backed, young, and white, and her casual agnosticism didn’t put her in the binds that some Christian or Muslim characters faced. For the first time in my life, I had absolutely nothing to prove. If I failed at something, I didn’t have to worry that it was because of some innate gender-based deficiency, or that it would reflect poorly on half the population. And when the game had ended, being around several dozen women — many of whom worked in tech, gaming, and journalism — made me realize just how few I lived and worked with in my day-to-day life.

— My so-called larp: learning to love in a world without men, The Verge.

Hillary présidente

Pendant que Susan Rice bagarre, Hillary Clinton fait sa tournée d’adieux. Il n’est pas prévu qu’elle quitte son poste avant l’investiture du 21 janvier (pour autant que son successeur soit confirmé par le sénat), mais le tout-Washington se l’arrache.

(…)

— « La diplomatie et le développement ne sont pas toujours prestigieux », a-t-elle dit, en citant Max Weber.
« Voilà un moment qui résume cela pour moi », a-t-elle raconté : c’était en décembre 2009, à la réunion de Copenhague sur le climat. Les négociations allaient mal, les gens s’énervaient. Une nuit, tous les chefs d’Etat étaient serrés dans une petite salle, la séance avait été particulièrement frustrante. Ils se sont précipités dehors à 2 heures du matin. Les dirigeants attendaient leurs voitures qui n’arrivaient pas.
— « Nous étions debout, là, quand Nicolas Sarkozy a levé les yeux au ciel, dans la froide nuit danoise, exaspéré. Et il a déclaré : ‘Je veux mourir’. C’était aussi le sentiment de tout le monde. »
Tout la salle a ri, c’était tellement Sarkozy.

— La tournée d’adieux d’Hillary, Big picture.

When the videos were over (and as the evening moved on), there was much chatter about what Clinton would do after she steps down from the Cabinet next month—get a haircut; take a few weeks sleeping off jet lag at Canyon Ranch; read the polls and the political landscape; do good works; do good works for the good people of, say, Iowa—and so on. Everyone had a theory of which they were one hundred percent certain. There wasn’t much doubt about the ultimate direction. 2007-8 was but a memory and 2016 was within sight. She’s running.

(…)

All kinds of circumstances could intervene between now and 2016 to derail her—politics, health, family matters, a renewed Clinton fatigue—but Hillary’s numbers are enormous, her ambition equal to her capacities, and she was in high political gear.

Hillary is Running: A Dispatch from the Saban Forum, The New Yorker.

Internet, la liberté d’expression et la libération sexuelle

La question n’est pas seulement celle des données personnelles mais aussi celle de la liberté d’expression. Est-ce parce que des gens se servent de façon inappropriée de nos données personnelles que nous devrions nous taire ? Va-t-il falloir brider la liberté d’expression de peur de se voir espionner ? Un parallèle peut se faire avec la libération sexuelle. Pendant très longtemps, il était très mal vu qu’une femme se promène toute seule, se maquille ou porte des minijupes. Des féministes sont arrivées, ont fait la libération sexuelle, et les mœurs ont évolué. C’est désormais acquis et naturel, c’est devenu un droit fondamental dans notre société. Donc oui, il faut avoir peur de l’utilisation qui peut être faite de notre liberté d’expression et donc de nos données personnelles, mais le problème ne vient pas de nous, internautes. Il vient de ceux qui veulent les utiliser à des fins néfastes. Il faut donc faire évoluer notre société de l’information pour qu’il soit considéré comme naturel et normal d’exprimer ses idées sans que cela puisse pour autant se retourner contre nous.

(…)

L’Internet est un très bon contre-pouvoir face à cette société de surveillance. Maintenant, concernant la société de surveillance hors Internet, on est dans une mécanique infernale où plus ça va, plus il y a de technologies, plus il y a de lois qui placent les gens sous surveillance et qui en font des suspects potentiels. Je ne sais pas du tout quand la machine va s’enrayer, quand l’on va remettre l’accent sur la liberté et non sur le sécuritaire. Si mon hypothèse, à savoir le parallèle entre la libération de l’expression et la libération sexuelle, entre cette révolution de l’information et les bouleversements entraînés notamment par les féministes et homosexuels dans les années 70 est vraie, j’ai tendance à penser qu’à terme, les internautes vont gagner. Voire qu’on a déjà gagné…

Facebook & Google, vecteurs de chienlit, Bug Brother, Le Monde.

Extrait de l’article Internet n’est pas une société de surveillance publié dans la revue de la LDH.

La position de l’Inter-LGBT

Le 22 novembre 2012, vers 23h50, le collectif Droits des femmes a affirmé sur sa page Facebook que l’Inter-Lgbt a signé le manifeste publié par ce collectif à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Nicolas Gougain (porte-parole de l’Inter-LGBT) a réagi à ce message sur Facebook, et a confirmé que l’Inter-LGBT a bien signé ce texte.

Le problème, c’est que ce manifeste prend ouvertement position contre la prostitution.

(…)

Heureusement, la faute a été réparée au bout d’une heure environ. En effet, la signature de l’Inter-Lgbt a été retirée le 23 novembre à 0h54. Merci à Nicolas Gougain, qui semble être intervenu très vite pour faire supprimer cette signature.

Inter-Lgbt et prostitution : un grave cafouillage évité de justesse, E.D.H. Yagg.com.

Oups, boulette. L’Inter-LGBT, proche du PS, marche sur des œufs en ce moment. Alors que le mouvement de mobilisation autour du mariage s’effectue principalement au dehors des associations homos et emprunte les réseaux Facebook et Twitter d’une manière joyeusement anarchique, l’Inter-LGBT semble peiner à trouver sa place.

A la base, cette association regroupant d’autres associations se charge d’organiser la marche. Quand le débat public concerne les homos, les médias ont tendance à se tourner vers elle pour avoir la parole des assoces. Mais est-elle faite pour ça? Et qui décide de la parole de l’Inter-LGBT et de ces prises de position? Des questions un peu chiantes, mais qui méritent d’être posées, surtout si le projet de fusion de l’Inter-LGBT avec le Centre LGBT Paris-ÎdF est confirmé. Qui voulons nous pour parler en notre nom?

Dans un temps de crise comme celui que nous traversons, ça nous aiderait probablement d’y avoir réfléchi un peu.

(Je ne parle pas du tout de la position en soi, je ne suis pas pute et la discussion mérite plus de deux paragraphes rapidement jetés.)