le roncier

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Tag - aids

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5 mars 2010

Dinosaure

Où sont les trompettes? les colonnes de pierres et leurs consoeurs de feu? Le déluge de magma, la terre qui tremble, le choeur des anges avec leur robes immaculées et leurs épées brûlantes de justice aveugle? Alors, il n'y aura pas de révélation. La lumière ne descendra pas sur moi pour me baigner de sa douceur veloutée et personne n'entendra mes louanges chantées par les gorges d'êtres d'amour.

C'est un matin comme les autres, en somme. Je ne sais même pas exactement quel matin. Dans ma tête, il fait beau, avec des rayons brillants sur l'orange de mon mur. Mais peut-être est-ce pendant une tempête de neige, ou un matin gris. En tout cas, je suis à côté de la fenêtre et je regarde dehors, je me vois dans la glace, et je mesure combien j'ai changé.

C'est drôle de commencer à saisir ce que ressentaient vos parents en mûrissant. J'ai compris, enfin, qu'il n'y a pas de transformation radicale chez l'humain, on ne passe pas de la chenille infantile au papillon adulte. Il n'y a pas de métamorphose, plutôt un long tissage de vécu autour du noyau vrai, un coeur présent jusqu'à la fin, qui donne des fillettes de 65 ans et des vieux cons de 16 ans. On le voit parfois encore, chez nos parents, subrepticement, un regard, un geste, on devine la personne à l'intérieur du corps qui vieillit. Une petite flamme, leur âme, peut-être, ce qui nous manque en tout cas quand elle est soufflée.

Le manteau de la folie a glissé de mes épaules. Je laisse pousser ma barbe, enfin j'essaye. Je marche toujours comme un cow-boy. J'ai découvert récemment que j'étais grand et j'aime bien cette idée, finalement. Je porte du rose.

J'erre dans les rues du marais et m'y sens aussi déplacé que si j'étais hétéro. Quand on me parle de sortir en soirée, je vois promiscuité, je vois prise de risque et je vois contamination. C'est ça mon monde, je regarde la communauté pédé avec des lunettes à vision nocturne. Je vois ce dont personne ne parle et je n'aime pas ce que je vois.

Je vois ces petites folles nerveuses, qui grelottent dans le froid parisien au lieu de s'habiller chaudement. Le gel sur leur cheveux, la clope au bec, la flamme qu'elles ne peuvent pas éteindre au fond de leurs yeux fiévreux mais qui refuse pourtant de briller franchement. J'ai beaucoup d'empathie pour eux, de la tendresse presque, j'aimerais bien rassurer tous ces pédés, en leur disant que ça ira mieux, que nous faisons partie d'une communauté, qu'ils trouveront des gens pour les aider à lutter contre les discriminations et pour inventer une nouvelle façon d'être ensemble. Sauf que, bien sûr, je n'y crois plus.

Le bareback a tout gâché, en fait. Il a tracé une ligne infranchissable entre la sombre minorité malade qui le promeut, accompagnés de leur cohorte de connes qui s'en foutent ou qui trouvent que, quand même, «pour le porno, c'est plus sexy», sans réfléchir à ce que ça signifie de tripper sur un mode de contamination, et ceux comme moi qui ne peuvent pas oublier ce que ce discours signifie. Construire notre communauté de destin sur la douleur et l'angoisse. Non merci. Ca m'a rendu tellement dur.

J'étais jeune, pourtant. Je me souviens de la première barbe frottant sur ma joue et de cette émotion, ce soulagement tellement violent qu'il m'avait coupé les jambes. Je ne m'étais pas gouré, je voulais frotter ma joue contre une barbe le reste de ma vie. J'étais beau ce soir là, si j'en crois mes amis, et moi je me sentais briller.

Et puis un jour vous êtes vieux. L'épaisseur de votre vie est telle qu'elle vous isole. Vous ne comprenez pas pourquoi tout le monde pleure Super Nanny, Facebook est chiant et vous faîte votre ménage en écoutant le podcast de la Nouvelle fabrique de l'histoire de France Cul'. Un de vos poils de nez est blanc et vous réalisez qu'il va falloir s'appuyer sur autre chose que votre physique pour faire tourner les têtes sur votre passage. Parce que, c'est bien de ça qu'il s'agit, d'amour. S'il n'y a rien, il reste l'amour, pas l'amour catho ou l'amour oeillère, l'amour qui tâche et qui fait faire des conneries, celui qui nous fait sourire bêtement et cueillir des fleurs. L'amour éphémère qui nous fait bander, la queue ou le cerveau. L'amour à vie. Ce sentiment d'exister un peu moins pour rien. News flash : on ne trouve pas l'amour en se faisant remplir le cul de virus mortels.

Je suis un dinosaure, d'une espèce de pédale qui est en train de disparaître. Je suis le plus jeune dinosaure du monde. Je mets des capotes tout le temps, même si l'idée me fait parfois débander et je reste terrorisé à l'idée de contaminer mon amoureux.

Je ne suis pas en train de me plaindre. Ca serait un peu ignoble. La situation en France pour les séropos n'est pas celle d'il y a 10 ou 15 ans. C'est intéressant de se souvenir que le pacs a été pensé pour les veuves en colère du sida, dans une situation d'urgence. Un sous-mariage pour les mourants. Aujourd'hui, c'est moi qui voudrait pouvoir épouser Nico parce que je serai sûr ainsi qu'il ne pourrait pas être foutu à la porte de notre pays. Je fais partie d'une classe de séropos privilégiée, je suis suivi par un médecin compétent qui me comprend, je commencerai des traitements quand j'en aurai besoin et ils seront pris en charge. Je pourrais en parler autour de moi, à ma famille, au boulot et je sais qu'on me soutiendra. Je ne suis pas un étranger dans la France de Sarkozy et j'ai viscéralement honte d'en être tant soulagé.

Ca ne m'empêche pas de penser qu'être séropo en France aujourd'hui est usant, parce que les traitements et la qualité de vie n'effacent pas la stigmatisation insidieuse, les remarques vertes de certains proches qui pensent bien faire et la culpabilité dont personne n'essaye vraiment de vous soulager. Sans parler des regards apitoyés, des connasses qui vous collent une étiquette sans vous demander votre avis et de ce regard, si particulier, des mecs qui vous considéraient désirables, jusqu'à ce que vous disiez que vous êtes séropo et que vous voyiez, au fond de leurs yeux, s'éteindre la possibilité parce qu'en vous êtes passé de l'autre côté. Je crois que ça tue quelque chose en moi à chaque fois.

Je ne suis pas qu'un virus. Je suis complexe, paradoxal, je pleure devant Grey's Anatomy et je fais de l'humour noir sur la mort de mes proches. Je veux tout et son contraire, partir, rester, dormir, me lever tôt, je dirais pas non à l'idée d'avoir des enfants mais je déteste les parents. J'ai des jours de grande beauté, où mes cheveux tombent parfaitement bien en place et où mes yeux brillent et certains jours où je me fais peur tout seul en regardant dans le miroir. Je suis tellement plus qu'un virus.

Je vous connais, je sais qu'il y en a qui sont déjà, avec peut-être un peu de mauvaise conscience, en train de justifier ce genre de triage d'amants, parce que, quand même, on a le droit de baiser avec qui on veut et de se protéger. Je ne veux pas entendre vos petits arrangements avec vous même, je n'ai pas à les entendre et encore moins à les cautionner.

C'est pénible de sentir, qu'en tant que séropo, nous vous «empêchons» de barebacker l'esprit tranquille. Je comprends que la plupart d'entre nous préfère fermer leur gueule. Je ne sais plus pourquoi j'ai mentionné que j'étais séropo à un ami du volley au cours d'une de nos conversations. Il a continué à parler, puis c'est arrêté et m'a dit, surpris : «C'est bien, dis donc, tu en parles facilement.» Ca m'a fait chier, parce que je comprends sa surprise mais que je la déteste, je déteste qu'un pédé en 2010 soit surpris que je parle facilement de ma séropositivité. Je connais si peu de séropos, alors que je suis un pédé à Paris qui bosse sur le VIH. Il n'y pas de communauté de destin. Ce n'est pas que c'est difficile d'en parler, c'est qu'on n'en parle pas. Les séronegs s'en foutent (le sida, c'est toujours les autres) ou alors ils sont terrorisés. Les autres ont peur de casser l'ambiance en amenant le sujet. Personne n'aime être un pisse-froid. En fait, peut-être qu'il y a une communauté de destin, sous la forme d'une gigantesque cicatrice courant parmi nous, séronegs comme séropos.

A quand un véritable travail sur le traumatisme communautaire que représente le sida pour les pédés? Je ne parle pas d'aller faire un carré de patchwork («A TEDDY BEAR?!?»), mais de prendre en compte le traumatisme spécifique du pédé qui apprends qu'il est contaminé. L'impression de s'inscrire dans une destinée figée dans le basalte, la complétion de la mythologie de la folle, la réalisation de la prophétie jetée à nos faces candides par nos parents quand on sort du placard: «Mais, et le sida ? Si tu couches avec des hommes, tu vas attraper le sida!» Combien ne s'en relèvent pas ?

Je refuse tout ça en bloc. Je refuse la culpabilité, je refuse de vouloir moins parce que je suis pédé ou séropo, je refuse. Je veux tout. Je veux la vérité, le respect, la vie, la compassion et l'indifférence. L'amour.

Je crois que la chute commence avec des concessions à nos idéaux. On accepte moins et on a de moins en moins. C'est valable pour les femmes et les autres minorités. Nicolas m'a dit récemment que j'étais plus belle, avant. Je ne l'ai pas mal pris, parce que je sais ce qu'il veut dire. J'avais une incandescence douloureuse, une sauvagerie bizarre qui a été domptée. Et j'en suis tellement heureux. Je n'ai pas laissé les braises de mes chardons intérieurs me consumer insidieusement. Mais je me souviens ce que c'est de tenir ses positions. Je garde le feu sous la glace.

Je repense souvent à cet homme qui s'est jeté du haut de la tour Montparnasse. En fait, j'y pense tous les jours. Je me revois dans mon bureau, suspendu face à la Tour Eiffel. Si je devais filmer la séquence, on verrait une ombre se dessiner sur mon visage quand l'homme passe devant ma fenêtre, et on entendrait un fracas effroyable indiquant la fin de la chute. Je me lèverais, inquiet, nerveux sans savoir pourquoi, jusqu'à ce que j'arrive à la fenêtre, on ne verrait pas le corps, juste mon visage, ma tête se tournant de gauche à droite et un gros plan sur ma main qui se contracte avant de se lever vers ma bouche et ma pâleur alors que je comprends ce qui s'est passé. On lirait sur mes lèvres pâles la nausée me montant à la gorge, exactement le même mal de mer qui me saisissait quand je jouais trop longtemps au manège avec le fauteuil du bureau de mon père. Un grand fauteuil noir. Mon père avait un bureau, dans une Tour aussi, que je détestais. L'idée de travailler dans ce type d'endroit me faisait alors paniquer, l'air conditionné me suffoquait et je me jurais de ne jamais avoir de bureau dans une tour.

Aujourd'hui, je suis suspendu dans la Tour de verre, assis dans un fauteuil qui tourne. Avoir le sol si loin sous mes pieds me donne un impression étrange, comme si mon corps tout entier se contractait en craignant de chuter. Si j'y pense un peu trop, je sens cette nausée faire baisser ma tension et m'amener le coeur au bord des lèvres.

Ca fait dix ans que je suis tombé du haut de la tour. Je ne vois pas le sol, j'essaye de me dire que je vole. Je dois juste tomber plus lentement. Pas de trompettes, pas de choeur, pas de pleureuses, pas de musique ni de feux d'artifices, encore moins de roulements de tambours. Je vis avec le virus de l'immunodéficience humaine depuis dix ans.

16 juin 2009

Un documentaire pour les débuts du safe sex

'Sex Positive' documents the pioneers of safe sex. 25 ans de sida, c'est aussi 25 ans de discours de prévention.

10 avril 2009

Les symptômes de la phase asymptomatique

À bien y penser, pas si exempt de symptômes. Je le savais, je rêvais pas, la fatigue, c'est pas uniquement parce que je suis feignant. 25 ans d'épidémie et les médecins ont toujours le réflexe de nous dire, parce que c'est pas dans leurs livres, que notre expérience n'est pas pertinente.

27 mars 2009

Domaine de compétence

Un billet intelligent (comme d'habitude) de Pascal sur le Benoîtgate: En passant.... Spéciale dédicace à coco.

22 mars 2009

Le carton rouge de Michel Cymes à Christine Boutin

Nous ne sommes pas les seuls à trouver que Christine Boutin devrait arrêter de parler : Michel Cymes du Magazine de la Santé de France 5 n'a pas aimé les récentes déclarations de la Ministre du logement sur le préservatif. Moi, j'aime bien Michel Cymes.

17 mars 2009

Le Pape n'aime toujours pas les préservatifs

Benoît XVI : le problème du sida "ne peut être réglé" avec le préservatif. Est-ce que quelqu'un peut le faire taire, à la fin?

7 novembre 2008

Hope

A Doctor, a Mutation and a Potential Cure for AIDS and Did a Bone Marrow Transplant Cure a Cancer Patient of AIDS? All I need now is leukemia. I'm kidding, Fate.

26 octobre 2008

Chills

Activists favor Obama over McCain on HIV/AIDS issues. No shit :

Strub (founder of Poz Magazin) said McCain’s “continued referencing” of Sen. Tom Coburn (R-Okla.) “as his go-to guy on AIDS should send chills down the spine of everyone with HIV as well as those who care about us.” (...) “Coburn has often pursued a religious agenda at the expense of people with AIDS,” Strub said. “He is familiar with the issues, but he is no friend of people with HIV".

6 octobre 2008

Boycott

Pendant ce temps, à Vera Cruz.

La petite mare

Pop Up Book

- C'est toujours aussi plein ?
- Ah oui, le matin, c'est toujours comme ça, ça n'arrête pas, mais aujourd'hui, c'est spécial, je ne sais pas ce qui ce passe.
- Non, parce que je ne suis pas venu depuis longtemps, mais la dernière fois, il y avait moins de monde, beaucoup moins de monde.
- Si vous voulez attendre moins longtemps, vous pouvez venir l'après-midi, les gens préfèrent venir avant pour les examens à jeun. Mais venez avant 18h, c'est important.
- C'est gentil, attendre ne me dérange pas. C'est seulement, ce monde, ça me surprend.
- Voilà votre carte, monsieur. On vous appelle tout de suite

En fait, il y avait tellement monde que tous les fauteuils de la salle étaient pris. Je n'avais jamais vu le laboratoire d'analyses aussi rempli. Et pourtant, ça fait 8 ans que je viens, même si par la force des chose, je n'étais pas venu ici depuis 3 ans. C'est un labo du centre, proche du Village et je sais que ça n'a pas de valeur épidémiologique, mais ça doit vouloir dire quelque chose, tous ces gens. Tous ses pédés séropos. C'est un message, un signe. Et la seule chose à laquelle je pensais en regardant tous ces pédés lipodystrophiés, c'était : Eh bien, ça va nous en faire, du roman de séropo triste.

Je ne sais pas quoi faire de ce signe, moi, je suis sur un siège dans cette salle d'attente, dans laquelle je viens depuis 8 ans, en essayant d'avoir l'air détendu, en prétendant être un vieux de la vieille, mais ces tests, que je les déteste, je les repousse le plus possible jusqu'à avoir la force de les faire. Comme j'apprécie tellement l'accueil attentif que prodiguent ces infirmières. Je repars en ne comprenant pas vraiment pourquoi j'ai des larmes dans les yeux alors que je connais l'histoire et que tout va bien pour moi. Vraiment, je suis surpris de retrouver ici cette petite mare de larmes oubliée, pas de l'apitoiement, même pas de la mélancolie, non, juste une petite écharde de chagrin aiguë. C'est comme se réveiller en pleurant. C'est peut-être les larmes dans nos yeux qui nous empêchent de lire les signes.

19 septembre 2008

Protocole compassionnel

House Quand je vais voir mon médecin et que tout va bien, je raconte toujours que mon médecin est content. C'est un peu vrai, il sourit quand tout va bien, comme souriait Cheryl à Toronto, lors de nos rencontres trimestrielles ; c'est surtout un moyen d'exprimer pudiquement mon soulagement de savoir que ma santé est bonne.

Je ne sais pas comment ça se passe dans le cas d'autres affections de longue durée mais le rapport médecin-patient est particulier dans le cadre du sida. D'abord parce que les médecins ont longtemps été désarmés face à la maladie et au mode de vie de leur patient, puis parce que les médecins ont dû apprendre à accepter les personnes qui vivent avec le virus comme les experts qu'elles sont. Si encore aujourd'hui, on s'accroche et qu'il faut parfois insister pour se faire entendre, j'aime bien croire que le sourire de mon médecin est sincère.

Évidemment, l'implication n'est pas la même, on parle ici de ma vie, et de son boulot. Mais c'est peut-être ça la compassion. Pas la pitié, ni l'accablement conjoint. La sincère volonté de vouloir se battre avec nous. Et les souvenirs communs. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, parfois.

3 décembre 2007

2 ans

Voilà, ça fait deux ans que je suis au Canada aujourd'hui. Je viens de voir mon médecin, elle n'en revient pas de mes résultats sanguins, ils sont excellents pour quelqu'un qui vit avec le virus depuis 7 ans. Certaines personnes n'ont pas de tels résultats avec un traitement, a-t-elle ajouté. Tu as un virus très paresseux. Eh bien, il peut somnoler tant qu'il veut, je n'en ai pas encore fini avec le Canada. Je suis rentré chez moi à pied, le visage brûlé par le vent, évitant les congères sales sur le bord des trottoirs, en me disant que décidément j'aimais beaucoup l'hiver.

28 août 2007

Enterrées vivants

Tout va bien. En Papouasie, on enterre vivants les malades du sida. Ça me rappelle les malades cambodgiens chassés des villages ou attachés à un piquet jusqU'à ce qu'ils meurent de faim. Via Matoo. Enterrés vivants. Enterrés. Vivants.

13 avril 2007

Séro-criminel

happy

Mon ami Coco, qui est un happy morning freak assumé m'a envoyé au réveil ce lien vers un article de Libération, Quand la contamination devient crime :

Plus de 36 pays en Europe ont modifié leur législation pour criminaliser la transmission du VIH à un partenaire. Inquiétant et contre-productif pour les associations et l'Onusida.

Ne manquez pas les commentaires nauséabons des lecteurs, ainsi que l'article lié, Restrictions de circulation, qui nous rappelle que, aujourd'hui, plus de la moitié des États membres de l'ONU appliquent des restrictions à la liberté de circulation des personne séropositives.

14 février 2007

20 ans

Arnaud Marty-Lavauzelle est mort du sida après 20 ans de lutte, il disait même dans la pire des catastrophes, il y a toujours quelques choses à faire et c'était l'un des premiers pédés publics dont j'ai entendu parler. Je me souviens.

4 janvier 2007

We won't die secret deaths anymore

This disease will be the end of many of us, but not nearly all, and the dead will be commemorated and will struggle on with the living, and we are not going away. We won't die secret deaths anymore. The world only spins forward. We will be citizens. The time has come.

Angels in America: A Gay Fantasia on National Themes, Tony Kushner.