le roncier

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Tag - aids

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7 novembre 2008

Hope

A Doctor, a Mutation and a Potential Cure for AIDS and Did a Bone Marrow Transplant Cure a Cancer Patient of AIDS? All I need now is leukemia. I'm kidding, Fate.

26 octobre 2008

Chills

Activists favor Obama over McCain on HIV/AIDS issues. No shit :

Strub (founder of Poz Magazin) said McCain’s “continued referencing” of Sen. Tom Coburn (R-Okla.) “as his go-to guy on AIDS should send chills down the spine of everyone with HIV as well as those who care about us.” (...) “Coburn has often pursued a religious agenda at the expense of people with AIDS,” Strub said. “He is familiar with the issues, but he is no friend of people with HIV".

6 octobre 2008

Boycott

Pendant ce temps, à Vera Cruz.

La petite mare

Pop Up Book

- C'est toujours aussi plein ?
- Ah oui, le matin, c'est toujours comme ça, ça n'arrête pas, mais aujourd'hui, c'est spécial, je ne sais pas ce qui ce passe.
- Non, parce que je ne suis pas venu depuis longtemps, mais la dernière fois, il y avait moins de monde, beaucoup moins de monde.
- Si vous voulez attendre moins longtemps, vous pouvez venir l'après-midi, les gens préfèrent venir avant pour les examens à jeun. Mais venez avant 18h, c'est important.
- C'est gentil, attendre ne me dérange pas. C'est seulement, ce monde, ça me surprend.
- Voilà votre carte, monsieur. On vous appelle tout de suite

En fait, il y avait tellement monde que tous les fauteuils de la salle étaient pris. Je n'avais jamais vu le laboratoire d'analyses aussi rempli. Et pourtant, ça fait 8 ans que je viens, même si par la force des chose, je n'étais pas venu ici depuis 3 ans. C'est un labo du centre, proche du Village et je sais que ça n'a pas de valeur épidémiologique, mais ça doit vouloir dire quelque chose, tous ces gens. Tous ses pédés séropos. C'est un message, un signe. Et la seule chose à laquelle je pensais en regardant tous ces pédés lipodystrophiés, c'était : Eh bien, ça va nous en faire, du roman de séropo triste.

Je ne sais pas quoi faire de ce signe, moi, je suis sur un siège dans cette salle d'attente, dans laquelle je viens depuis 8 ans, en essayant d'avoir l'air détendu, en prétendant être un vieux de la vieille, mais ces tests, que je les déteste, je les repousse le plus possible jusqu'à avoir la force de les faire. Comme j'apprécie tellement l'accueil attentif que prodiguent ces infirmières. Je repars en ne comprenant pas vraiment pourquoi j'ai des larmes dans les yeux alors que je connais l'histoire et que tout va bien pour moi. Vraiment, je suis surpris de retrouver ici cette petite mare de larmes oubliée, pas de l'apitoiement, même pas de la mélancolie, non, juste une petite écharde de chagrin aiguë. C'est comme se réveiller en pleurant. C'est peut-être les larmes dans nos yeux qui nous empêchent de lire les signes.

19 septembre 2008

Protocole compassionnel

House Quand je vais voir mon médecin et que tout va bien, je raconte toujours que mon médecin est content. C'est un peu vrai, il sourit quand tout va bien, comme souriait Cheryl à Toronto, lors de nos rencontres trimestrielles ; c'est surtout un moyen d'exprimer pudiquement mon soulagement de savoir que ma santé est bonne.

Je ne sais pas comment ça se passe dans le cas d'autres affections de longue durée mais le rapport médecin-patient est particulier dans le cadre du sida. D'abord parce que les médecins ont longtemps été désarmés face à la maladie et au mode de vie de leur patient, puis parce que les médecins ont dû apprendre à accepter les personnes qui vivent avec le virus comme les experts qu'elles sont. Si encore aujourd'hui, on s'accroche et qu'il faut parfois insister pour se faire entendre, j'aime bien croire que le sourire de mon médecin est sincère.

Évidemment, l'implication n'est pas la même, on parle ici de ma vie, et de son boulot. Mais c'est peut-être ça la compassion. Pas la pitié, ni l'accablement conjoint. La sincère volonté de vouloir se battre avec nous. Et les souvenirs communs. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, parfois.

3 décembre 2007

2 ans

Voilà, ça fait deux ans que je suis au Canada aujourd'hui. Je viens de voir mon médecin, elle n'en revient pas de mes résultats sanguins, ils sont excellents pour quelqu'un qui vit avec le virus depuis 7 ans. Certaines personnes n'ont pas de tels résultats avec un traitement, a-t-elle ajouté. Tu as un virus très paresseux. Eh bien, il peut somnoler tant qu'il veut, je n'en ai pas encore fini avec le Canada. Je suis rentré chez moi à pied, le visage brûlé par le vent, évitant les congères sales sur le bord des trottoirs, en me disant que décidément j'aimais beaucoup l'hiver.

28 août 2007

Enterrées vivants

Tout va bien. En Papouasie, on enterre vivants les malades du sida. Ça me rappelle les malades cambodgiens chassés des villages ou attachés à un piquet jusqU'à ce qu'ils meurent de faim. Via Matoo. Enterrés vivants. Enterrés. Vivants.

13 avril 2007

Séro-criminel

happy

Mon ami Coco, qui est un happy morning freak assumé m'a envoyé au réveil ce lien vers un article de Libération, Quand la contamination devient crime :

Plus de 36 pays en Europe ont modifié leur législation pour criminaliser la transmission du VIH à un partenaire. Inquiétant et contre-productif pour les associations et l'Onusida.

Ne manquez pas les commentaires nauséabons des lecteurs, ainsi que l'article lié, Restrictions de circulation, qui nous rappelle que, aujourd'hui, plus de la moitié des États membres de l'ONU appliquent des restrictions à la liberté de circulation des personne séropositives.

14 février 2007

20 ans

Arnaud Marty-Lavauzelle est mort du sida après 20 ans de lutte, il disait même dans la pire des catastrophes, il y a toujours quelques choses à faire et c'était l'un des premiers pédés publics dont j'ai entendu parler. Je me souviens.

4 janvier 2007

We won't die secret deaths anymore

This disease will be the end of many of us, but not nearly all, and the dead will be commemorated and will struggle on with the living, and we are not going away. We won't die secret deaths anymore. The world only spins forward. We will be citizens. The time has come.

Angels in America: A Gay Fantasia on National Themes, Tony Kushner.