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Astres

Je suis venu à croire que si certains homos passent autant de temps à faire du sport, c’est principalement pour se préparer à l’impact des corps étrangers. Ils se disent peut-être que s’ils étaient plus forts, plus tendus, plus durs, mieux gainés, ils ne risqueraient pas d’être atomisés par la collision qui résulte du heurt de deux matérialités et qu’ils ressortiraient indemnes du cataclysme des corps.

A défaut d’être fort, ou noble, ou juste musclé, j’absorbe chaque astre qui s’écrase sur moi comme l’eau accueille le plongeur maladroit. Je ferme les yeux en accompagnant les ondes résultant du choc et j’attends le tsunami qui ne manquera pas de me balayer. Ce n’est pas de la témérité, c’est la seule chose que je peux faire, attendre que les débris résultant de notre rencontre s’amalgament en satellites merveilleux et nous éclairent dans la nuit.

  1. Pfiouffff… Une métaphore filée comme j’aime. Des lignes magnifiques. Ca fait des drôles de papillons au bas-ventre et ça serre un peu la gorge aussi. Pfioufffff… Merci pour cette réflexion poétique.

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