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Hollande : Néolibéral depuis 1983

La liste est déjà longue des trahisons perpétrées par ce gouvernement. Dans le livre La violence des riches, les Pinçon-Charlot nous rappellent que nous ne pouvions rien attendre d’autre de François Hollande:

François Hollande a collaboré à un ouvrage, La Gauche bouge, édité en 1985, aujourd’hui «épuisé». Ce livre témoigne de l’adhésion au libéralisme d’un homme politique encore très jeune. Âgé de trente et un ans, François Hollande est alors conseiller référendaire à la Cour des comptes et maître de conférences à Sciences Po. Le livre est publié sous le pseudonyme de Jean-François Trans, mais les noms du futur président de la République et des quatre auteurs figurent en page 6. Il s’agit de: Jean-Michel Gaillard, trente-neuf ans, conseiller référendaire à la Cour des comptes et maître de conférences à l’ENA; Jean-Pierre Jouyet, camarade de promotion à l’ENA de François Hollande, trente et un ans, inspecteur des finances et président du club Démocratie 2000; Jean-Yves Le Drian, trente-huit ans, agrégé d’histoire, député-maire de Lorient, actuel ministre de la Défense; Jean-Pierre Mignard, trente-quatre ans, avocat au barreau de Paris, ancien membre de la direction politique du PSU, adhérent d’une organisation catholique internationale de défense des droits de l’homme.

Dès l’introduction, le lecteur est prévenu: «Finis les rêves, enterrées les illusions, évanouies les chimères. Le réel envahit tout. Les comptes doivent forcément être équilibrés, les prélèvements obligatoires abaissés, les effectifs de la police renforcés, la Défense nationale préservée, les entreprises modernisées, l’initiative libérée.»

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Les auteurs de La Gauche bouge assument le tournant néolibéral masqué sous le thème de la «rigueur»: «En réhabilitant, non sans opportunité, l’entreprise et la réussite, la gauche, avec l’ardeur du néophyte, retrouve des accents que la droite n’osait plus prononcer, depuis des lustres, de peur d’être ridicule. Mais prenons garde d’en faire trop: pour faire oublier nos frasques égalitaristes, ne gommons pas notre vocation sociale.»

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L’oligarchie s’organise. François Hollande et ses quatre acolytes envisagent d’accentuer encore le caractère présidentiel du régime, qui d’ailleurs se réalisera sous Lionel Jospin lorsqu’il était Premier ministre entre 1997 et 2002, avec l’inversion du calendrier électoral donnant la priorité à l’élection présidentielle. Les cohabitations entre la droite libérale et les libéraux de gauche sont également envisagées. «Le président de la République, élu au suffrage universel pour cinq ans, en même temps que la représentation parlementaire, nommerait un cabinet responsable uniquement devant lui. À côté de cet exécutif stable, le Parlement disposerait de la plénitude du pouvoir législatif. Rien n’empêcherait alors les Français de choisir un président de tendance politique différente de celle du Parlement.»

— La violence des riches – Chronique d’une immense casse sociale, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Le livre est intégralement disponible en ligne, si vous ne pouvez pas l’acheter.