dans blog

Le web lent

Et si, en 2013, on se sortait la tête du guidon? C’est la tendance prônée par un mouvement américain intitulé “Slow Web”. Son ambition? Etre l’antithèse du temps réel en ligne, des moteurs de recherche et autres services Web qui répondent aux requêtes de façon instantanée. “En fin de compte, la philosophie derrière ce mouvement, c’est que chaque personne devrait avoir une vie” et “ne pas être esclave” du temps réel, résume le manifeste du Slow Web.

Slow Web: On se calme et on boit frais…, W.I.P., Slate.

En hommage à ce concept, je linke aujourd’hui 1 février cet article qui a été écrit le 17 janvier 2013 (soit, en lolyears internet, la préhistoire).

[Edit 21/02/13]

Dans le même ordre d’idée, c’est peut-être notre rapport au présent (et donc à l’actualité) qui est à repenser :

L’expression « long maintenant » (Long now) a été forgée le musicien Brian Eno, qui avait remarqué – notamment chez les New-Yorkais – la tendance à réduire leur « ici » à l’environnement immédiat (voire les quatre murs de leur appartement) et leur « maintenant » aux dernières excitations secouant l’actualité. « Je veux vivre dans un grand ici et un long maintenant » avait alors pensé Eno.

(…)

Certaines habitudes se sont développées chez les adeptes du « long maintenant », comme précéder les dates d’un chiffre. Ainsi, nous serions en 02013, et la Révolution française aurait eu lieu en 01789. Cette simple astuce sémantique permet de s’apercevoir que des dates qui semblent éloignées sont en réalité assez voisines (01789 paraît plus proche de 02013 que 1789 de 2013). Pour Brand, la vision du « long maintenant » nous libère de l’idéologie du court terme, et de croyances comme la Singularité, concept que Brand n’apprécie guère…

Sortir de la tyrannie du présent, Internet Actu, Le Monde.

[/Edit]