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Et maintenant, on va où?

Dans la lumière pâle de la salle de cinéma, ya ma grosse souris qui sanglote. J’attends avec lui la fin du générique et nous sortons, dans la fraîcheur de la nuit d’automne. C’est marrant, ça vient toujours d’un seul coup à Paris; même s’il fait chaud pendant le jour, vient une date, on ne peut plus sortir sans se couvrir le soir.

— J’ai entendu toutes ces phrases, me dit-il, avec l’embarras d’un homme qui n’aime pas pleurer. En vrai. Je n’ai plus l’habitude, d’entendre parler Libanais comme ça, pendant deux heures. Et c’est le Liban, raconté par des Libanais, ce n’est pas la même chose. Et je me rends compte que je suis le produit de tout ça.

Et maintenant, on va où?, le conte de Nadine Labaki, m’a fait pleurer aussi. Mais les larmes de Nicolas viennent de bien plus loin, d’un pays et d’une époque que je ne connais pas. D’une douleur vécue, léguée, toujours présente. De la guerre.