Ta langue, ma mère, est ma langue. J’écris en minspirant de ta façon poétique de voir le monde et d’inventer des rituels étranges et qui sont tellement beaux, envoûtants. J’écris en me rappelant tes cris. Je crie aujourdhui pour rendre hommage à tes cris. Les fixer. Les donner à voir. Les faire entrer dans les livres, dans la littérature. Cest cela, entre autres, mon ambition. Tes cris comme une image du Maroc. Ton prénom comme symbole de la femme marocaine.
Lhomosexualité expliquée à ma mère, le très beaux coming-out de l’écrivain marocain Abdellah Taïa. Une si belle langue.